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L’article 225-5 du Code pénal définit que :
Le proxénétisme est le fait, par quiconque, de quelque manière que ce soit :
- D’aider, d’assister ou de protéger la prostitution d’autrui.
- De tirer profit de la prostitution d’autrui, d’en partager les produits ou de recevoir des subsides d’une personne se livrant habituellement à la prostitution.
-D’embaucher, d’entraîner ou de détourner une personne en vue de la prostitution ou d’exercer sur elle une pression pour qu’elle se prostitue ou continue à le faire ».
-Le simple fait de favoriser ou d’aider quelqu’un à se prostituer – sans en tirer de profitsdirects – constitue un délit de proxénétisme.

le proxénétisme est puni de sept ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende.

Les sanctions s'alourdissent en cas de proxénétisme aggravé :
- 10 ans de prison (avec période de sûreté) et 1 500 000 euros d’amende si la victime est un mineur, si c’est une personne vulnérable, s’il y a plusieurs victimes, si l’auteur porte une arme, etc.
- 15 ans de réclusion criminelle et 3 000 000 euros d’amende si la victime est un mineur de 15 ans.
- 20 ans de réclusion criminelle et 3 000 000 euros d’amende si le proxénétisme défini à l’article 255-7 est commis en bande organisée.
- La réclusion criminelle à perpétuité et 4 500 000 euros d’amende si le proxénétisme est commis en recourant à des actes de torture ou de barbarie.

Mon histoire

Quelques bonnes feuilles

Avertissement:

Ce livre aborde des thématiques liées à la sexualité. Certains passages de mon ouvrage proposent des textes de nature érotique. Si la sexualité de vous apparaître perturbante ou déplaisante, je ne  saurais trop vous inviter à vous abstenir. 
D'autres, ne sont que des "évaluations" livrées dans leur intégralité. Sans censure. Leur contenu peut interloquer ou choquer. Elles sont à recontextualiser dans leur vraie nature: celle de confessions à réserver à un public strictement masculin.

Comme une brève de vestiaire interceptée à contre-courant.
Elles ne sont en aucun l'alpha et l'oméga de la condition du "client" mais une fenêtre à demi ouverte sur leurs réalités contrariées.

Elles n'ont pas à être interprétées comme une volonté d'humiliation du genre contraire ou un manifeste de virilisme. Juste une simple brève de vestiaire, sans pertinence aucune.

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Du médiocre et du reproducteur.

 

Son collègue masculin est son négatif en tous points. Un reproducteur taiseux. Un contenu sans aspérités ou expressions. Il dépasse le mètre quatre vingt dix et propose une flatteuse envergure.

En masculin et étoffé.

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Ses épaules larges distribuent une silhouette en viril et sculptural. Sans doute aucun, un Péléide d’harmonie masculine plongé dans le Styx dès sa prime enfance. Un quintal de spartiate. Un modèle de viril et masculin. Un hoplite en dominance, égaré dans les couloirs du temps.

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Ses longs segments sont ornés d’une musculature en équilibre et volumes élogieux, que l’on devine sous ses oripeaux par une symphonie de courbes et contre courbes. Jeune homme dans la force de l’âge, il infuse d’une beauté virile et hypnotique. Il impose le dominion de l’alpha par impression. Pour nous renvoyer sans égards à nos propres carences.

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L’harmonie des ses traits est un don des dieux. Il pourrait sans égards prétendre au mannequinat ou imposer son convenable et ses attraits au show-business. Son visage est un équilibre de finesse et de viril et dans ma sélective mémoire seul Alain Delon ou Anthony Joshua sont à même de proposer ce pondéré d’agrément, d’élégance et de masculin.

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Il est beau et mâle tout à la fois.

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Je ne peux m’empêcher de ressentir émotions et émois à sa contemplation. Non point que j’éprouve désir et appétit en libido, mais bien plus pétri de jalousie et révérence devant tant d’idéaux assemblés en une seule et même unité. Je suis amer. Il semble avoir tout reçu en héritage des injustices de la Vie. Il me renvoie à mes propres insuffisances et m’insère en pénurie. Il me signifie mes inconsistances et médiocrités.

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Que n’ai je déployé efforts et labeur pour tenter de m’approcher de tant de splendeurs. Et brusquement, en soudain et subi, il me fait l’injonction de la vacuité de mes sacrifices. Je suis déchu des mes prétentions et abîmé dans mes emphases et vanités. Rétrogradé à l’échelle des valeurs masculines pour redevenir un Sganarelle déshérité de viril et flamboyant.

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Mais le reproducteur semble absent. Inattentif. Ou défaillant.

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Son regard est fuyant et ses expressions en devenir. Passé les premiers émois et la saisie liminaire, éloquence ou rhétorique ne parviennent pas à maintenir l’intérêt. L’abord est accrocheur, le reste est inconsistant. Le verbe semble l’avoir ignorer, étant plus affairé par ailleurs ou trop occupé à distribuer les lots de consolation aux réprouvés du masculin.

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Il est de toute évidence de nature convexe et résonne en creux.

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Et le dépit d’emplir l’espace de ses carences. L’émoi originel de tourner en désabusé et contrarié. Il fuit les regards et les interrogations, non par altitude ou désintérêt pour le commun et l’ordinaire, mais sans doute aucun par confusion et mésaise. Sa virile stature ne semble in fine n’être qu’un apparat. Un subi ou une malédiction. Il m’apparaît soudainement en quête, quand il ne devrait que régenter. Il me semble évoluer à cognition réduite et sapience contrariée.

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Je ne peux m’empêcher de tourner en étude et analyse.

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Me l’imaginant perdu dans un sacerdoce ou une vocation contraire ou contrainte. Qu’est il venu se perdre dans une profession ou le binaire et le psychorigide infusent d’injonctions et de convenances ?

On est dans la Loi, son application et son respect, ou l’on est définitivement contrevenant. Il n’y a point de place pour le subtil et l’indéfini céans. Il me semble empreint de doutes et questionnement. En pénuries de certitudes et vérités. Dissonant et contraire. Il gardera le silence et s’insérera dans le mutisme et la furtivité.

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Quel gâchis !

Justine VIP

Justine fut l’une des indépendantes les plus cotées et courues de la capitale. Elle est née à Piter dans une fin de siècle crépusculaire, sous ses longitudes. Piter s’appelait encore Leningrad. Ses racines se perdent dans l’immensité russe et l’abrasif du Caucase. Ce fut une fille aussi pétillante qu’espiègle. Tout autant ingénieuse que laborieuse. Elle s’abîma aux perfidies et artifices parisiens.

 

Elle traversa une jeunesse en insurrection et discorde. Justine rebondissait de fugues en pis aller. Dans une insurrection stérile et méritoire. À l’aune de cette nouvelle génération russe, elle ne pouvait résister aux attraits d’une Vie plus douce et prodigue. Un peu plus à l’Ouest de sa condition. Une rencontre fortuite lors de l’une de ses nombreuses échappées, lui fit le don involontaire de cette pierre de Rosette, qui allait à jamais changer son existence et éclairer sa lecture du monde et ses tracas.

 

Un prédateur, à la vue de son désarroi, lui proposa de passer la nuit en sa compagnie pour une poignée de dollars. Elle avait 16 ans et ce fut pour elle une révélation. La somme même modeste imprima sa conscience. Elle venait de comprendre et d’appréhender quelques des mornes réalités infuses des constructions humaines. Que les vices peuvent aussi être fructueux, quand on parvient à s’absoudre des tourments de la contrition et l’oukase des morales.

 

Elle venait de recevoir une somme pour laquelle son père devait travailler plusieurs jours pour tenter d’en gagner l’équivalent. Elle venait de tuer le père. Cette somme payée pour jouir de sa compagnie lui révélait sa propre valeur. Elle venait de prendre conscience qu’elle était enfin quelqu’un et cette gratification en était le manifeste. Elle entra en floraison, gagna en indépendance, comprenant qu’elle n’avait plus besoin de personne pour in fine n’exister que par elle-même. Pour elle-même. Avec l’orgueil et la fierté en tuteur de son épanouissement et ses ambitions.

 

Elle venait de se bâtir une vocation et caressait l’espoir d’une rente. L’opulence à portée des sens. Elle se mit à étudier, analyser et tenter de comprendre un marché qui lui était auparavant inconnu. Malsaines et insalubres, les sentes de la connaissance lui offrirent bien des difficultés. L’occulté lui fut difficile à pénétrer et déchiffrer. La prostitution est hasardeuse en Russie et les dangers y tissent le quotidien des catins. Le rapport coût/avantage est désarmant. Démotivant. Elle persévère. Envers et contre tous. Elle parcoure les forums et se délecte des expériences rapportées.

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Elle n’a plus d’angoisse, elle est en appétit. Aventureuse et entreprenante. Elle a déjà préempté qu’il y existe un ailleurs. La possibilité d’une île. Le forum Russpuss lui offre une autre alternative. Elle contacte l’agence Sweet Pussycat qui lui prépare une tournée sur Paris. Elle se nommera Simone. Elle a désormais 19 ans et est prête à dévorer le monde et les hommes de sa gourmandise.

 

Ce n’est clairement pas la plus jolie du lot. Mais elle rayonne. Elle irradie de charme et de pétulance. De ce magnétisme rare et impromptu, elle fera un ascendant et une ressource en expansion. Sa partition diffère de celles de ses collègues. Ces dernières jouent l’indifférence et le mépris aux fins d’éveil du masculin chez les conquistadors en déshérence. Simone joue la partition de l’ingénue et du complice. S’y conjuguent ses appétits aux profondeurs insoupçonnées. Elle vient de dévier de courtisane en alchimiste et bien peu seront à mêmes de résister à ses maléfices.

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...

Sous-vêtements sur le lit
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Daniela, la kazakhe et le médiocre.

Son regard vide semble parfois s’animer d’éclats maléfiques. Non content de m’avoir catalogué sur sa charte des éléments en section pataud et nigaud, elle semble peiner à masquer l’inimitié que je lui inspire. Dénué de lustre et de morne apparat, je lui semble être non conforme.

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Un produit dépareillé. Défectueux.

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Je n’ai pas de montre bracelet et rien qui ne fasse éclat. Pour la fonction en elle-même, j’ai déjà trois téléphones portables sur moi, qui m’indiquent l’heure à loisir et je n’ai donc nul besoin de l’encombrement d’une autre mécanique, qui me serait dès lors superficielle. Pas de « sneakers trendy », mais des chaussures en cuir à mes yeux tout aussi confortable et qui s’insèrent dans une élégance uniforme, conventionnelle et confortable. Mon jean n’est ni déchiré, ni ornementé de cuir ou de parements dorés.

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Pourquoi n’ai je donc à ce point aucun lustre à proposer à la sagacité de mes interlocuteurs ?

Ou je n’ai rien saisi de la mode et des tendances ou je suis un psychorigide ancré dans des réalités antédiluviennes, comme entré en résistance contre l’accéléré du temps et des modernités. Un réactionnaire sclérosé, condamné à l’obsolescence. « Être dans le vent, une ambition de feuille morte » selon Gustave Thibon.

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Par delà le plaisant de l’aphorisme et le soyeux de la langue proposé, l’antagonisme suggéré est à mes yeux plus complexe.

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Je ne refuse ni la mode et ses émerveillements, ni le désuet et périmé. En mode comme en chimie, rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme. Lavoisier, premier théoricien de la mode et des tendances ? Il suffit d’élargir la focale pour se rendre compte in fine que tout est à la mode pour qui sait faire preuve de patience. Tout en gardant à l’esprit que ce qui est démodé pour l’un, sera indubitablement tendance pour le snob. J’exclue simplement autrui de l’équation, pour ne sélectionner ce qui a su me plaire et me convaincre.

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Quand pour Daniela, je reste ce paysan ou cet ignare qui n’a pas encore appréhendé les réalités des hiérarchies sociales. À l’age d’être son père, les évidences de toujours m’ignorer.

Elle ne put tout autant s’empêcher de me demander en abrupt mes origines. Tout à son labeur de catégorisation. Elle me sembla habitée de ce complexe social propre aux colonisés, qui à jamais conservent en inconscient une hiérarchie des valeurs humaines fondée sur une classification des « races ».

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Le Kazakhstan forme un tampon géographique entre la glorieuse fédération de Russie et les « stan » maudits des russes blancs. Turkménistan, Ouzbékistan, Kirghizistan et Tadjikistan. Les ressortissants de ces pays sont et restent des citoyens de seconde zone en Russie. Cantonnés aux tâches les plus rudes et les plus ingrates, quand ils ont la chance de pouvoir émigrer chez leurs anciens suzerains.

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« Du matériel humain de médiocre qualité génétique ». Citation attribuée à Alexandre Sytine, selon le Monde Diplomatique d’Août 2021. Cette déclaration aurait été prononcée lors de l’émission « l’avenir le dira » sur Pervi Kanal (Первый канал) le 16 avril 2019.

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Les kazakhs sont un peu les Oncle Tom de la Russie. Ils s’insèrent dans une hiérarchie des valeurs humaines infusée de discriminant et condescendance d’essence historique, sociale et religieuse. Ils ont épousé l’échelle de valeur de leurs anciens « maîtres » pour signifier au « stan » mais aussi aux ressortissants du Caucase l’implacable d’une hiérarchie en social et ethnique. Les kazakhs ne font qu’emprunter céans l’aversion des russes blancs envers les ressortissants du Caucase. Le tchétchène, le « pire » d’entre les Caucasiens, endosse même la panoplie du Grand Méchant Loup dans une célèbre comptine enfantine russe.

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De toutes les époques et civilisations, les pâlots de faire injonction aux bronzés, leur pureté, valeur et magnitude. Le Nord de toujours contraindre le Sud par conviction, certitude ou sévices.

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L’estompe de mon lointain héritage méditerranéen me condamne de facto auprès de Daniela. Elle m’appréhende comme l’un de ces paysans mal dégrossis du Caucase. Mon genre et apparence me condamnant de facto à l’intouchable et au déshérité. Pourtant dénué de toute russitude, elle me classe de facto en rebut de l’Empire Russe.

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Mon génotype et son pastelle de bistre m’y condamnant sans appel.

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Un aveu de rustique et déshérité par carnation.

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Daniela méconnaît les réalités historiques, ethniques et sociales de l’Europe de l’Ouest et n’a de toute façon plus rien d’autre à acquérir : elle flotte d’ores et déjà en omniscience et perspicace. Son jugement est sûr et ses opinions d’airain. Elle semble s’entêter dans ses schématiques de valeur humaine par géographie et latitudes.

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Finalement un espagnol, italien ou portugais, ça doit bien être de même valeur qu’un azéri ou kirghize. Tout ce monde là est bien au Sud de la civilisation !

Les "reviewers"

Une galerie de portraits commencent délicatement à s'esquisser. L'organigramme se tend et se complète. En ces temps pionniers les mêmes signatures viennent enjoliver le décor austère et rébarbatif d'Escortguide. Chaque jour le site publie les revues des patriciens postées la veille, proposant à la plèbe un feuilleton de chroniques au quotidien.

 

Le site devient une “bourse du cul” parisienne où les titres et les actions fluctuent en fonction des revues et des réputations... L'atmosphère y est légère et grivoise; les conflits épisodiques et périssables.

 

Les mêmes signatures s'y signalent régulièrement et à fréquence élevée. René, Benoitd, Patounet, Corto et Yotsah sont alors parmi les plus prolixes des punters rédacteurs.

 

René est un pédiatre septuagénaire à la sexualité chimique et compulsive. Sa profession lui permettant d'avoir accès à l'intégralité de la pharmacopée palliant les déficiences de l'érection. Ce dont il ne s’est jamais caché. Ses revues ne sont au final que les épisodes prévisibles de son épopée érotique et la confession de ses angoisses de dominant putatif en déclin. Son style d'écriture est vif et acéré. Il est aussi plaisant à lire, qu'aisé à déchiffrer. Sa grivoiserie non feinte est réelle et distille une bonne humeur tout à la fois pataude et joyeuse. Ses gasconnades érotiques provoquent inlassablement des remous dont il se repaît avec délice. Aux marges de son crépuscule érotique, il s'est poli un personnage extravagant de butineur surdoué, répartissant à discrétion les orgasmes chez les jeunes catins russes devenues l'espace d'un meeting les disciples consentantes de ses vanités. Le vieux lion usé et édenté refuse d'abandonner sa dominance et ses grotesques rugissement ont valeur d'avertissement aux jeunes reproducteurs imprudents et audacieux. Les femelles sont définitivement siennes et refuseront les ténèbres orgasmiques dans lesquelles les jeunes mâles inconscients et téméraires veulent irrémédiablement les plonger...

 

Ce Dom Juan de virtualité possède son Sganarelle en la personne de Yotsah, un clown blanc pédant et fastidieux. Dénué d'humour, déshérité de la joie, cette mésaventure puntérienne nommée Yotsah, n'a pas plus d'intérêt qu'un monument aux morts. On passe devant son lustre ostentatoire sans y prêter attention, dans un dédain poli et pincé, ne souhaitant en aucun cas que l'on nous rappelle des douleurs révolues. Il émarge lui aussi à la caste des snobs arrogants, façonnant avec soin et application leur élogieuse autobiographie. Il poursuit avec assiduité René de sa haine torve et assommante, en revue et commentaires fielleux, sans que personne ne soit à même d'expliquer les raisons profondes de leur inimitié. Parfois, au travers de sa pesante production, il nous fait de déconcertants aveux inconscients. Comme dans cette pathétique revue du 12 novembre 2008 où il nous fait l'éloge du fusil allemand Lebel millésime 1886. Curieux acte manqué d'un sophiste névrosé nous entretenant par métaphore de l'obsolescence de sa virilité... Une catharsis à valeur de psychanalyse. Que vient faire un fusil allemand anachronique dans une revue évaluant les prestations d'une prostituée?

 

Variations impromptues d'un punter déchant en pré-retraite de la libido.

 

Autant René est plaisant à lire, autant son Sganarelle inocule une irrésistible lassitude. Yotsah, voyage au bout de l'ennui.

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Benoitd est un cas à part dans l'univers singulier des punters. Un simplet aussi touchant qu'attachant. En souffrance d'une destinée romanesque. Sa posture perpétuelle de victime impuissante est le canevas diffus de sa production épistolaire. Sa voix traînante et ses intonations efféminées ont le don d'éveiller en moi l'intolérance et le rejet. Benoitd décline à l'envie son personnage romantique et se complaît de la malédiction de son addiction au sexe. Et relations tarifées. Elle est son bouclier et sa monnaie d'échange. L'évocation de son pseudonyme me fait résonner en écho les coups sourds du damné battant sa coulpe avec constance et chagrin. En quête d'empathie ou de reconnaissance.

Informatique
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C’est de l’inutile de la Vie
des frivoles de Télé Réalité dont elle rêvent.

De nos jours, 1 % de la population russe concentre 75 % des richesses nationales. 10 % des russes détiennent 89 % des biens. A faire s’étouffer Gini et Lorenz d’incrédule et de stupeur. Et je ne serais surpris en rien, qu'à l'heure où j'écris ces lignes, les inégalités aient encore crû.

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La modernité et ses nouveaux supports de communication ont complexifié la thématique. Naguère, les inféodés appréhendaient les inégalités du système, sans être en capacité d’en déchiffrer l’arithmétique. L’on peinait à cartographier les richesses et possessions du patriciat. Sans douter de sa réalité. Personne ne connaissait le prix d’un carrosse ou d’un château, quand bien même l’on se faisait une idée plus ou moins précise de sa valeur.

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De nos jours, le prix de chaque chose est à la portée de tous. Permettant ainsi à l’Aventin et au Janicule de mieux appréhender la fortune des opulents. D’en faire l’inventaire et d’en tracer le périmètre, sur la trame de la table périodique des fastes et des opulences.

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C'est ce qui a perdu la ploutocratie népalaise qui se répandaient en publications Instagram outrancières. Faisant étal de richesses et magnificence à longueur de « post », sans se rendre compte que l'attelage de la convoitise et du désir mimétique les conduirait à leur perte. La plèbe fit l'inventaire du faste et des excès de leurs dirigeants perdus en naïveté et orgueil. Et les composantes de la population népalaise, à la lisière de l'adolescence et l'adulte, d'entrer en insurrection pour in fine renverser les opulents gras et candides.

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Cependant, la conclusion de la révolte est encore à écrire, à l'heure où je rédige ces lignes.

Trois fois hélas, les peuples russes n'ont proportion aucune à l'insurrection et la révolte. Celle de 1917, fut l'apanage d'une fraction réduite. La résignation des peuples russes à l'impéritie de leurs dirigeants, d'être une constante éternelle. Un argument comme un autre pour tenter d'expliquer l'individualisme russe et ce sens de la débrouillardise qui les caractérise.

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La publicité et la télévision ont accru et développé l’instinct de compétition mimétique chez la plèbe. En érodant les valeurs austères et constitutives des sociétés humaines. Le spectacle de la Télé Réalité laissant à penser que l’on peut s’offrir la destinée du patricien sans s’en donner la peine. Que le faste est désormais à portée d’ambition. Que le rêve et le fantasmé puissent transmuter en réel.

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Les protagonistes de ces programmes sont jeunes et beaux et ils paraissent tout autant désœuvrés, dans ces immenses villas luxueuses sous les tropiques. Sans jamais avoir à courber sous le poids du labeur. Leur atours y pourvoyant.

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De nos jours l’on naît méritant, avant de valoir quelque chose.

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Le travail ne mérite plus salaire. Il ne rétribue plus en rien. Il ne rend plus libre, il devient la distinction et l’évidence des inadéquats. Les nécessiteux fascinés par ces shows de Télé Réalité préemptent une Vie de faste, en s’absolvant de la peine et du labeur. Besogne et ouvrage ne sont plus que les vestiges de temps obscurs et démodés.

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Des constructions sociales obsolètes et périmées.

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Le nanti lui-même d’épouser les stratégies du cancre. D’instituer paresse et oisiveté en habileté. Le perspicace et l’avisé investit son capital sur les marchés financiers et laisse son argent travailler pour lui. Sans avoir à fournir le moindre effort. La besogne est devenue corvée. Elle est désormais la damnation d’autrui. D’autres mécaniques sont à même de rapporter et d’ouvrir les portes du lucratif. De nos jours le labeur n’est plus la caractéristique de l’homme, il devient le déterminant du capital.

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La rente de devenir le modèle et le constituant.

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L’opulent de réaliser la contre-révolution en furtif et occulté. Ré-instituant le privilège à rebours de l’histoire. Mais après tout, la Nature a encore et toujours horreur du vide. L’oisif a fait d’un travers, une indolence heureuse. Le cossard, de l’amoral et du répréhensible, une habileté. Un stratagème.

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Les jeunes aventurières russes n’ont qu’un but et une seule résolution : s’échapper du déterminisme de la destinée de souillon au pays du froid. Le travail ne paie plus. Il est d’un rendement à somme nulle sous ces longitudes. La société russe est figée dans ses rectitudes.

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C’est de l’inutile de la Vie des frivoles de Télé Réalité dont elle rêvent.

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Elles connaissent le prix de chaque chose et ignorent la valeur de tout. Elles sont hermétiques à toutes injonctions morales. L’éthique devient une entrave, la morale une servitude. Si un homme ça s’empêche, le nécessiteux se doit lui aussi de se contraindre dans le silence et la dignité. Dans l’assujettissement aux valeurs et à la civilisation.

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L’indigence de devenir leur aiguillon, le désir leur carburant, l’oisiveté leur fatalité.

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Ma sortie de prison

Le temps s’est dilaté et les minutes s’égrènent dans un crescendo étouffant. Je veux sortir de cet endroit. Échapper à cette disgrâce et oublier ce déni d’humanité. J’ai de plus en plus de difficultés à me canaliser : je ne supporte plus l’enfilade des cellules d’attente.

 

Je suis enfin extrait du bâtiment D2 et j’intègre une nouvelle cellule d’attente du Greffe de la maison d’arrêt. J’y ai vécu l’un des pires moment de ma Vie. Le souvenir de ce cauchemar est encore vivace dans ma mémoire et sa charge émotionnelle intacte. Je suis censé être libre, je hume enfin le parfum de la délivrance, j’entrevois les portes du pénitencier et je caresse l’émancipation, quand je suis toujours contraint dans une cellule.

 

C’est au-delà du supportable. Un supplice par delà le tolérable.

 

Je perds tout contrôle et j’enrage. Je ne parviens plus à me contrôler et pour la première fois je me laisse aller et vocalise mes douleurs et mon tourment. Un surveillant vient me faire la leçon et m’assaille de réprimandes sèches et martiales. Le supplice du temps ne m’épargne pas et passé le prévisible et l’innocuité des admonestations, j’implose de nouveau et ne me maîtrise plus. Je cogne les murs et les barreaux.

 

Je veux sortir, je dois sortir, n’avez vous pas lu sur vos papiers qu’on me laisse sortir ?

 

Je veux retrouver ma Vie d’avant, celle dont on m’a exclu avec brutalité. Sans préavis.

 

Je passerais un couple d’heures en torture dans ce purgatoire. En transit entre la délivrance et le souvenir d’une déchéance.

 

A l’aube d’une infirmité sociale.

 

Une fois passé les portes du pénitencier, je suis perdu. J’ai épuisé mes ressources et d’énergie, je suis dépourvu.

 

Je retrouve des réalités oubliés au cours de ce mois en occlusion. J’ai un parking ici, une route là et plus loin ce qui ressemble à un abribus. Je dois pouvoir trouver un plan de circulation des bus sur cet abri. J’ai du mal à le déchiffrer. Je ne parviens à rassembler mes esprits et faire preuve de lucidité. L’émotion continue de m’étreindre et de me posséder. Elle annihile ma conscience et mes capacités à raisonner.

 

Je finis par me retrouver dans un bus qui me conduira à une gare RER. Le paysage morne d’une banlieue, hésitant entre l’austère du rural et le rutilant suffisant de l’urbain, m’est indifférent. Je suis en tension. Je n’ai qu’un but. Rentrer chez moi, me doucher et raser cette barbe d’un mois qui durcit mes traits et virilise mes aspects.

 

Je fus délivré un de ces jours, devenus courant, pour lequel le personnel de la RATP ou de la SNCF, peu m’importe, a décidé de se mettre en grève. Mon niveau de stress et de tension est paroxystique. Le prochain train en partance pour paris est dans 7 mins. J’ai maintenant près de 400 secondes pour trouver un automate, acheter un billet, trouver le bon quai et m’engouffrer dans le train. Le deuxième automate que je trouve est lui aussi hors service. Le dernier disponible agglomère les clients. Il me reste trois minutes et quatre à cinq inopportuns entre moi, le billet de train et la délivrance.

 

Le prochain train est dans plus de deux heures…

Le dépôt

Nous entrons dans un soubassement lugubre et inquiétant. Un funeste prenant. Un sépulcral glaçant nous étreint. Mes consignataires semblent se rétracter. Leur bonhomie de soudain entrer en sourdine. Ils semblent eux aussi accablés par le sinistre des lieux. Une pénombre de crypte y règne et le regard peine à embrasser l’espace et en délimiter les contours. L’humidité des lieux est pénétrante et glace les sangs. Il y fait froid et l’angoisse générée majore la sensation sibérienne qui étreint chaque de ses visiteurs. Il y règne un bourdonnement permanent, haché de clameurs et suppliques. Insultes, lamentations et autres invocations viennent déchirer le climat pesant du lieu pour achever de le ponctuer en un requiem étouffant.

 

« Surveillant ! » « Ta mère, la pute ! » « Sale race de mort ! » « Ferme ta gueule négro »

« Je nique tes morts ! » « Attends tu vas voir, dès que je sors, je vais te défoncer ! » « La chatte à ta mère ! » « Va niquer ta mère ! »

 

Le bestiaire usuel des animalités et bravades des excommuniés de la République m’est familier.

 

J’ai grandi dans une banlieue parisienne aisée, indigent parmi les opulents, tout en me frottant aux rugosités des communautés de l’école publique. J’ai fréquenté le cérémonial obséquieux des établissements privés, déclamant le Notre Père à l’entame des journées pour alterner au gré des disgrâces avec le rude et fleuri du creuset publique.

 

Dans une alternance instructive et formatrice.

 

Les fanfaronnades et gasconnades viriles des insurgés de l’Éducation Nationale sont communes aux deux mamelles de l’école. La progéniture des nantis en école privée, se compose des postures de Bad Boys. Ils endossent la panoplie du voyou pour capter l’attention des filles et s’en offrir les faveurs. Quand dans l’environnement de l’école publique, c’est in fine l’expression d’une quête identitaire et le besoin de se prouver aux autres et à soi-même que l’on existe dans la suffocation des luttes de classe. Dans le déni de la consommation et ses plaisirs inaccessibles.

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La frustration en propulsion, la testostérone en justification.

 

Le contexte du Dépôt d’ôter le distrayant des rodomontades et d’y ajouter son sombre vernis. Les composantes du spectacle qui m’accable se conjuguent et amplifient l’effroi. Impossible de ne pas être effrayé, face à ce spectacle, dont on comprend que l’on ne pourra y échapper.

 

Pour une fois, la peur m’étreint et disperse mes postures.

 

La brièveté s’immisce dans nos rapports. Nous sommes tous en lutte contre nos angoisses internes et tentons d’en dissimuler l’ampleur, par le dépouillement de nos échanges. Nous sommes devenus les acteurs muets et spectateurs hébétés d’un anachronisme. D’une chimère incarnée : un purgatoire macabre et suffocant en plein de cœur de Paris, à l’abri du lustre et de l’histoire suggérés par le Palais.

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