Sexemodel : enquête sur un empire numérique du proxénétisme.
Dernière mise à jour : 3 oct.
Sexemodel : enquête sur un empire numérique du proxénétisme.
Mise à jour du 17 septembre 2026 : ajout de la réponse officielle de Sexemodel / Meslibertines Mise à jour du 18 septembre 2026 : précisions sur le développement de Sexemodel + lien vers la seule (brève et courte) interview disponible de David Azzato Mise à jour du 3 Octobre 2026 : cession du site Sexemodel/Meslibertines ?
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Sexemodel / Meslibertines : enquête complète sur la fermeture annoncée, le réseau Azzato, la résilience technique et les conséquences pour les prostituées indépendantes. Le gouvernement veut fermer Sexemodel, devenu Meslibertines. Derrière ce site se cache un réseau international dirigé par David Azzato, capable de renaître en quelques heures. Enquête sur un système numérique tentaculaire, ses failles, sa résilience, et les conséquences pour les prostituées indépendantes.
Nous sommes nombreux à avoir vu passer cette information sans réellement en comprendre les enjeux et dynamiques : le gouvernement est décidé à agir pour fermer le site prostitutionnel sexemodel.com devenu meslibertines.com.
Je suis un ancien acteur de ce milieu. Cyberproxénète repenti, j’ai commis un ouvrage sur mon parcours au sein de l’Escortie. Les détails sont disponibles sur mon site. Ça ne me donne aucunement une expertise académique sur le sujet, mais ma voix d’être un témoignage aussi solide que sérieux dans cette affaire.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, il me semble essentiel de faire un bref exposé pour rappeler ce qu’est un site prostitutionnel, de définir les réalités de Sexemodel et qui est derrière ce site.
Les portails prostitutionnels sont devenus l’infrastructure centrale de la prostitution en Europe.
Ce qui ne surprendra pas grand monde, la numérisation de ce marché est conforme aux dynamiques de nos sociétés. Les sites prostitutionnels fonctionnent comme des plateformes d’annonces : les prostituées, les agences et les proxénètes paient pour publier leurs profils, tandis que les “clients” naviguent gratuitement. Ce modèle, inspiré de la presse en ligne, a permis une migration massive du marché vers le numérique : aujourd’hui, la quasi‑totalité de la prostitution passe par ces sites.
Le site Sexemodel existe depuis plus d’une quinzaine d’années déjà et a appartenu au groupe ZA Media Services GmbH qui est basé en Suisse à Winterthour, où les sites d’annonces de prostitution sont légaux. ZA Media Services GmbH a été enregistré le 26 Octobre 2020, avec pour secteur d'activité : Traitement et hébergement de données, conception et commercialisation de portaux internet et services de médias électroniques. Elle a ensuite laissé la place dans la gestion de Sexemodel en juillet 2025 à la société Danwar Services GmbH. Les deux ont été enregistrées dans le canton de Zurich, en 2020 pour la première et 2025 pour la seconde. Elles ont été enregistré sous des prête-noms.

Danwar Services GmbH (créée à Zurich en juillet 2025 avec David Anwar Müller comme gérant de paille) a été activée pour reprendre l'exploitation commerciale sous la nouvelle marque meslibertines, agissant comme un écran juridique pour tenter de contourner la pression judiciaire et médiatique entourant ZA Media. David Azzato pilote l'écosystème global depuis Dubaï. ZA Media Services GmbH (créée en 2020) a servi de structure historique et technique pour Sexemodel.
Les registres officiels suisses permettent de reconstituer une partie du parcours de David Anwar Müller, confirmant son rôle de prête-nom ou de gérant de paille pour le compte de structures tierces. Il apparaît dans le registre du commerce du canton de Zurich. La structure Danwar Services GmbH a été enregistrée à son nom le 25 juillet 2025, soit exactement un mois après les premières révélations fracassantes de l'enquête internationale « Dirty Payments » en juin 2025. David Anwar Müller est un habitué des structures éphémères. Il est lié à d'autres petites structures à responsabilité limitée en Suisse.
On le retrouve par exemple brièvement associé à d'autres entités zurichoises comme Maxmotos GmbH. Dans ce type de montage cosmétique, ces gérants locaux (souvent de nationalité suisse ou résidents) servent uniquement à remplir les exigences légales de la loi suisse (qui impose qu'au moins un gérant de la Sàrl soit domicilié en Suisse). Ils n'ont aucune part réelle dans les millions d'euros générés par le site de prostitution.
Les registres de noms de domaine montrent que meslibertines.com a été créé le 20 février 2026 (deux mois après les réunions interministérielles parisiennes où la fermeture de la plateforme était demandée) puis laissé en sommeil pendant cinq mois, avant d'être activé au cœur de l'été.
L'enquête internationale « Dirty Payments » (menée par l'EIC, Mediapart, Le Soir et Der Spiegel) a mis à nu l'infrastructure bancaire confidentielle qui permettait à la galaxie de David Azzato de blanchir l'argent des annonces. L'enquête a révélé que la fortune de David Azzato s'est construite grâce à la complaisance prolongée du géant européen des paiements, Worldline. C'est cette multinationale française qui fournissait les terminaux de paiement virtuels permettant aux escortes d'acheter leurs crédits publicitaires par carte bancaire (Mastercard, Visa) sur Sexemodel.
Worldline a maintenu ces contrats malgré les alertes internes et les condamnations passées d'Azzato. Pendant plus d'une décennie, Worldline a sciemment fourni les terminaux de paiement virtuels permettant de régler les annonces Sexemodel par carte bancaire. L'enquête de Mediapart prouve que Worldline a maintenu ces contrats très lucratifs malgré son obligation légale de conformité ("Know Your Customer" ou KYC) et malgré le fait que le nom de David Azzato et ses condamnations passées étaient connus.
Interrogée par la presse, la multinationale s’est retranchée derrière le secret des affaires de ses clients. Dès les révélations en juin 2025, le parquet de Bruxelles a officiellement ouvert une enquête criminelle pour blanchiment d'argent contre la filiale belge de Worldline. Cette annonce a provoqué un krach boursier historique pour l'entreprise, dont le titre s'est effondré de 35,5 % en une seule journée.
La triangulation par la Roumanie et Dubaï.
Pour masquer l'origine des fonds liés à la prostitution de masse et au proxénétisme, l'argent suivait un schéma strict : Encaissement - Les paiements par carte passaient par des filiales européennes de Worldline ou des banques partenaires.
Écrans intermédiaires - Les fonds transitaient ensuite vers des sociétés financières implantées en Roumanie (où Azzato possédait des boîtes de nuit et avait même obtenu un statut éphémère de consul honoraire) ainsi que vers des comptes ouverts par ZA Media Services en Suisse.
Destination finale - Le bénéfice net était massivement exfiltré vers Dubaï, lieu de résidence de David Azzato. C'est le point de chute final de la fraude. Les bénéfices nets des sociétés suisses et roumaines y étaient transférés. Sous la juridiction des Émirats arabes unis, ces capitaux échappent aux saisies de la justice européenne

La bascule vers Danwar Services GmbH (Juillet 2025)
Suite au scandale « Dirty Payments » et à la rupture progressive des intermédiaires financiers traditionnels effrayés par l'impact médiatique, l'écosystème M Azzato a opéré un virement d'urgence : _ Changement de marque
_ Sabordage progressif de la marque Sexemodel au profit de MesLibertines.
_ Changement de compte bancaire
_ Création de Danwar Services GmbH. Cette nouvelle structure a permis d'ouvrir de nouveaux comptes bancaires "propres" (sans le passif de ZA Media Services) auprès d'autres banques suisses ou de fournisseurs de services de paiement alternatifs (Fintechs) afin de continuer à encaisser les cartes bleues des clients en France
Un portail prostitutionnel n’est pas qu’un simple site catalogue.
C’est un écosystème complet avec une base de données de profils, un système de notation, des outils de paiement et une infrastructure technique distribuée. Sexemodel est le portail le plus vaste en France, présent dans presque toutes les communes, avec un “price range” allant de 80 € à plus de 400 € de l’heure. C’est cette omniprésence qui en fait un acteur central et désormais un problème majeur pour les autorités.
Le proxénétisme est légal sous certaines conditions dans la Confédération Helvétique. D’autres formes de proxénétisme, tel que le proxénétisme hôtelier est aussi légal, toujours sous certaines conditions, en Belgique, en Autriche, au Pays-Bas et en Espagne, même si le gouvernement espagnol semble désormais vouloir appliquer le modèle abolitionniste.
David Azzato et est déjà connu de la police et de la justice française. En 2009, il était propriétaire d’un site aujourd’hui défunt qui se nommait Escort-annonce.com. A cette date et à Clermont-Ferrand, une enquête est lancée concernant le site prostitutionnel, Escort-Annonce pour aboutir à une condamnation en première instance en 2011 et à trois ans de détention ferme à l’encontre de M Azzato. Précisons que M Azzato gère un empire d'au moins 186 sites pour adultes et de plus d'une quinzaine de sociétés suisses.
Version anglaise : https://www.escortguide.co.uk/ Version italienne :https://www.escortforumit.xxx/ Version Benelux : https://www.beneluxxx.com/ Version Internationale : https://www.escortdirectory.com/ Outil de création de site d'escortgirls : https://www.escortbook.com/
Selon les déclarations de Karl l'ancien webmaster d'Escort-Annonce, qui a fait 6 mois de prison, son salaire personnel était d'environ 1500€ le mois et le site générait un CA de 30 000 à 40 000€ le mois. Source : à 41’49 de la vidéo https://www.youtube.com/watch?v=wr9ixivscNw
M Azzato n’a pas été extradé et ne s’est pas présenté à son procès. Les autorités suisses n’ont pas collaboré et le mandat d’arrêt international n’a pas été respecté. Au prétexte que ses activités de proxénète sont légales sur le territoire de la Confédération. M Azzato fit appel et la décision de la cour d’appel, datée de Juin 2012, n’a pas manqué de surprendre les observateurs et d’alimenter la rumeur : la peine a été ramenée à un simple sursis et l’amende réduite de 300 000€ à 20 000€. La même dynamique s’est appliquée aux co-auteurs à savoir Marek et Aldo qui ont tous évité la case prison pour ne recevoir que du sursis. Seul Karl le webmaster est passé par la case prison, pour une durée de 102 jours. Les amendes prononcées en première instance ont toutes été réduites.
En première instance, la Confédération nationale des associations familiales s'était porté partie civile et avait obtenu 20.000 € de dommages. La cour d’appel est revenu sur la décision, pour finalement octroyer l'euro symbolique, estimant qu'elle " ne justifiait pas d'une activité toute particulière dans la lutte contre le proxénétisme ".
La seule interview vidéo de M Azzato disponible à ce jour date de 2010 et aborde cette affaire. Il y relativise son rôle, minimise pour d'autres. A 42’23 de cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=wr9ixivscNw
Toute l’Escortie fut frappée de stupeur.
Escort-annonce était l’un des deux portails prostitutionnels dominants sur le marchés français avec Escorguide.tv, disparu au jour où j'écris ces lignes. Existaient en parallèle d’autres plateformes telles que Nia ou Wannonce plus axées sur l’access-market. Et d’autres encore comme Escort-rendezvous qui fut fermée il y a quelques années déjà. A cette époque la prostitution était en train de faire sa mue vers le numérique et le marché n'était pas stabilisé et structuré comme il l'est de nos jours.
A noter que dans les 12 heures qui ont suivi la disparition d’Escort-annonce, un nouveau site de M Azzato voyait le jour en reprenant les codes et bâti d’Escort-annonce : 6annonce.com. Ce dernier est toujours en activité et disponible sur le Net : https://6annonce.net/
Non seulement, les peines prononcées en appel ont été d’une surprenante clémence, mais dès la fermeture du premier site prostitutionnel, il en a ouvert un autre dans les 12 heures qui ont suivi la saisie de ses serveurs en Slovaquie. Ce que ne pouvait pas ignorer la cour d’appel de Riom. Il a donc récidivé au yeux et au su de tout le monde, sans que cela ne choque personne, ou que ça n’aggrave les peines prononcées en première instance. La récidive n'a même pas été requise en appel. Étonnant.
La clémence des magistrats n’a eu de cesse d’alimenter toutes les rumeurs et polémiques. De nos jours un simple « maquereau » prend de la prison ferme dès sa première infraction, avec certes une partie de sursis, mais il ne peut éviter le passage en prison. Quand M Azzato générait d’impressionnants chiffres d’affaire et n’a écopé en deuxième instance que de sursis sans jamais s’être présenté devant les magistrats.
Pendant un temps M Azzato administrait aussi des sociétés en parallèle et au Royaume-Uni dans la finance et le consulting. Sans que les autorités britanniques s’émeuvent. M Azzato semble bénéficier d’une étonnante et perpétuelle indulgence. L’argent n’a pas d’odeur.

Une fois le délibéré prononcé, les choses se tassèrent et l’Escortie de revenir à la « normale ». 6annonce prit son envol pour grignoter des parts de marché à Escortguide, quand Sexemodel s’implantait en milieu de gamme absorbant les franges inférieures du marché. Escortguide était réservé à une élite essentiellement parisienne, quand 6annonce prospérait sur la France entière sur le même segment. Sexemodel a rempli toute les cases du marché de l’access-market au milieu de gamme.
Lentement, insidieusement et irrémédiablement Sexemodel a grignoté toutes les parts de marché, car il était présent sur toutes les communes de France ou presque et son « price range » reste le plus large de tous les portails prostitutionnels. Un « client » peut trouver une compagne éphémère pour 80/100€ de l’heure jusqu’à plus de 400€. 6annonce a lentement décliné au profit de Sexemodel, rongé par le « faking ». Fausses annonces, fausses photos, faux services et fausses évaluations.
Sexemodel a aussi bénéficié de l'affaire Vivastreet. Affaire débutée en 2016 et pour laquelle Vivastreet avait été accusé de publier des milliers d'annonces déguisées de prostitution. L’association Mouvement du Nid l’accusait de pratiquer, sur ses onglets Erotica et Erotica Gay, la mise en relation de prostituées avec des clients, via des annonces facturées 79,99 euros mensuellement. Vivastreet s’était défendu en indiquant modérer le contenu, n’être qu’un « hébergeur », n’étant donc « pas responsable du contenu généré par les internautes », et avait rappelé avoir noué un « partenariat » avec l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCTREH) pour lui transmettre des annonces frauduleuses. Affaire conclue à l'automne 2025 par un non-lieu délivré par la juge d'instruction. Vivastreet a clôt toutes les sections et rubriques problématiques, ce qui a eu un effet de transfert de la prostitution de Vivastreet vers Sexemodel. In fine la censure n'a pas fonctionné, elle a juste migré et Sexemodel en a profité
Le modèle économique de M Azzato laisse pantois. 31 millions d’euros de chiffre d’affaire l’an, dont 20 millions pour Sexemodel. 31 M€ de transactions ont été traitées par Worldline en 2023 pour les sites d’Azzato et 20 M€ concernent Sexemodel seul. Worldline, prestataire français, a donc permis au système prostitutionnel de M Azzato de prospérer en dépit des signaux judiciaires majeurs qui commençaient à virer au rouge. Ce financement stable et large explique pour partie la capacité du réseau à absorber les blocages, recréer des miroirs et maintenir une infrastructure technique complexe. Sans oublier la rémunération des équipes de développement capables de migrer rapidement. Ce qui posera, à un moment ou un autre la question du recel de crimes et délits de la part de Worldline.
Les sites prostitutionnels vendent une présence en ligne et donc une audience, qu’ils facturent aux prostituées indépendantes, aux agences d’escortgirl et aux proxénètes. Ils commercialisent des « package » dont les tarifs varient selon la durée et la visibilité sur le site. Ils proposent aussi des commodités, telles que des blacklists (listes noires) de clients indésirables, violents ou brigands. Mais en réalité, de nos jours, les escortgirls et leurs proxénètes n’utilisent plus les blacklists de 6annonce ou Sexemodel. Ils utilisent des applications comme Numbuster et répliques. Les Slaves utilisent des listes noires sur des boucles Telegram avec numéro de téléphone, photo et vidéo des « clients » indélicats. Les agences russes ont leur propre liste noire.
Les blacklists de 6annonce et Sexemodel ne servent à rien.

C’est parfois impossible à déchiffrer. On ne comprend pas le texte et ce que l’auteur souhaite rapporter, chacun y écrit dans sa langue et les blacklists sont le lieu de toutes les manipulations. Des filles ont y mis leurs clients réguliers pour ne pas qu’ils aillent avec d’autres filles. Fiabilité des blacklists de 6annonce et Sexemodel proche de zéro, mais les acteurs de ce négoce s’y sont adaptés.
Mais au‑delà de ces questions de fonctionnement interne, un sujet bien plus grave occupe désormais le devant de la scène : la présence de mineures sur Sexemodel.
A de nombreuses reprises des avocats se sont portés partie civile contre Sexemodel, représentant soit des particuliers, soit des associations. A de nombreuses reprises, des faits de prostitutions de mineures ont été rapportées. Et rien de ne jamais aboutir. Sexemodel a été ou est impliqué dans 5 enquêtes judiciaires concernant des mineures, dont une affaire avec une victime de 12 ans, jugée en 2024. Ainsi que plusieurs dossiers de réseaux chinois démantelés en 2024 qui relève de la traite des êtres humains. Les annonces présentent parfois des adolescentes de 12/14 ans affichées comme majeures, mais avec des poids de corps de 40 kg. Les proxénètes usent de codes (“skinny”, “jeune”, “petite”) pour signaler la minorité sans jamais la déclarer publiquement.
Mais désormais la coupe est pleine et l’État français s’est saisi du problème.
Sarah El Haïry, haute commissaire à l’Enfance a saisi l’ARCOM, Pharos et le Parquet de Paris, via l’article 40 du CPP. Et ça change tout ! Cette fois, ce n’est plus la BRP en charge de l’enquête, mais la section de cybercriminalité et la Brigade de Protection des Mineurs. Sans oublier l’ARCOM. Sarah El Haïry rappelle qu’« avoir une relation sexuelle avec un enfant de moins de 15 ans, ça s’appelle un viol. »
On peut aussi légitimement s'intéresser aux temporalités. Pourquoi maintenant ? Le problème de la prostitution infantile n'est pas nouveau et des avocats n'ont eu de cesse de porter la thématique dans les prétoires ou les médias. Et jusqu'ici, il ne se passait rien. La temporalité interroge et en l'absence de factuel solide toutes les hypothèses apparaissent crédibles et laissent la porte ouverte à toutes les interprétations. Jusqu'aux plus farfelues ou complotistes.
Les infractions potentiellement en jeu sont graves :
_ Proxénétisme aggravé (organisation, facilitation, profit tiré de la prostitution de mineurs).
_ Viol sur mineur de moins de 15 ans (côté clients / prédateurs).
_ Association de malfaiteurs / cyberpédocriminalité (structure de réseau, usage de la plateforme).
Lors de ma première affaire de proxénétisme en 2015, 6annonce et Sexemodel ne répondaient pas aux réquisitions et s’abritaient derrière la législation suisse. Mais j’ai eu la désagréable surprise de constater lors de ma deuxième affaire débutée en 2023 que désormais ces portails prostitutionnels répondaient favorablement aux réquisitions. Ils ont tout balancé logs, adresses IP, historiques de connexion et mots de passe. J’étais cuit et recuit ! Il s’est visiblement passé quelque chose. Je n’ai pas la réponse et je n’ai pas non plus les moyens de le vérifier, mais il m’apparaît évident que les brigadiers de la BRP et leurs supérieurs laissent les portails prostitutionnels faire leur beurre tant qu’ils répondent favorablement aux réquisitions qu’on leur présente.
Car ces portails sont une mine d’information sur la prostitution, qui est dorénavant quasi exclusivement numérisée. Tous les acteurs de ce monde se regroupent sur ces portails et ils laissent des traces. C’est une mine d’or et une pierre de rosette indispensable aux fonctionnaires en charge de réprimer ce négoce. Les portails prostitutionnels sont essentiels et désormais incontournables.
D'aucuns se poseront la question morale à propos de la permissivité et l'indulgence envers Sexemodel (hypothétique, car non prouvée) des autorités en charge de réprimer ce négoce. L'autoriser et le laisser prospérer pour obtenir en retour des informations précieuses pour boucler des dossiers est un non sens ontologique. C'est participer au système prostitutionnel par consentement, dans l'apathie et l'inaction. Un peu comme un fonctionnaire qui laisse un petit dealer vendre son poison, tant qu'il fournit des informations et qu'il reste une "balance" fiable. Sauf que le la galaxie Sexemodel n'est en rien insignifiante, elle est juste incontournable.
Notons que la Brigade en charge de la cybercriminalité ou celle en charge de la protection des mineurs n'a pas besoin des informations que Sexemodel pourrait éventuellement lui fournir pour boucler des dossiers. Ils ne collaborent pas à avec Sexemodel et M Azzato et n’en n’ont nul besoin.
Il y a en plus une volonté politique ferme qui s’inscrit dans l’époque. La thématique de la protection de l’enfance est d’évidence essentielle et incontestable par nature, mais l’actualité l’a replacé au premier plan avec les affaires de pédophilie récente, Epstein et ses masseuses ainsi que les assistants scolaires un peu trop proches des enfants dont ils avaient la charge.

Le futur de Sexemodel apparaît menacé par le ciseau de la justice pénale et administrative.
Quand on lit la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, qui déclare :« La fermeture du site est un de nos objectifs. », on comprend que la chose est entendue. La demande d’entraide adressée aux autorités helvétiques pour obtenir des éléments sur la société et son fonctionnement se basera non plus sur des faits allégués de proxénétisme, mais de viols sur mineurs et ça change tout. Si le proxénétisme est légal sous certaines conditions en Suisse, le viol sur mineurs est y bien sûr un délit majeur et les autorités suisses ne peuvent plus s’abriter derrière la légalité du proxénétisme au sein de la Confédération Helvète pour ignorer les demandes d’aides et les mandats internationaux à venir.
La loi suisse sous l'art. 46a de la loi sur les télécommunications oblige les fournisseurs d'accès suisses à supprimer l'accès aux contenus pornographiques interdits, y compris ceux impliquant des mineurs, que Fedpol leur signale. Même sous domaine étranger.
A cela s’ajoute l’ARCOM, qui officie dans le domaine du droit administratif, plus rapide et plus efficace. L’ARCOM peut bloquer le domaine en France, bloquer l’IP, déréférencer le site et rediriger vers une page d’information. Et surtout, elle n’a pas besoin de preuves pénales, car elle peut agit sur la simple thématique de la protection des mineurs, le caractère manifestement illicite et la mise en danger. L’État français a déjà fait fermer des plateformes comme Coco, ce ne serait donc pas une première.
A venir un probable durcissement des Lois : Sarah El Haïry se dit favorable à une réflexion sur la responsabilité pénale des dirigeants de services numériques exposant les mineurs à des prédateurs.
A ce jour, plus personne ne doute du futur de Sexemodel, mais des questions de prospectives restent en suspens. À ce stade, deux forces s’affrontent : celles qui rendent la fermeture de Sexemodel probable, et celles qui la rendent presque impossible.
Facteurs qui plaident pour un succès (fermeture + poursuites)
Le précédent Coco (2024). La même section J3 en charge de lutter contre la cybercriminalité a déjà obtenu la fermeture du Coco.fr, ce qui démontre une capacité opérationnelle et une jurisprudence récente en matière de plateformes facilitant des crimes sexuels. La gravité des faits allégués plaide tout autant pour une réussite de la fermeture de Sexemodel. On citera à cet effet, la prostitution de mineures, les indices visuels et textuels, le trafic massif, et les antécédents de proxénétisme du fondateur.
Le dossier est lourd, politiquement et médiatiquement très sensible. La mobilisation semble se coordonner : Parquet, brigade de protection des mineurs, Arcom, Pharos, haute-commissaire à l’Enfance. La chaîne institutionnelle est alignée, ce qui augmente la probabilité de mesures fortes (blocage DNS, déréférencement, sanctions). Sans oublier le climat politique avec un contexte de forte sensibilité aux violences sexuelles et à la cyberpédocriminalité et une opinion publique réceptive à des actions spectaculaires contre les plateformes.
Mais la mécanique judiciaire n’est jamais simple, et plusieurs obstacles majeurs pourraient entraver la fermeture du site.
Facteurs qui compliquent ou limitent le succès
Un ancrage en Suisse et le fondateur à Dubaï. Danwar Services GmbH est basée en Suisse, où les sites d’annonces de prostitution sont légaux. Sa résidence dubaïote peut créer un conflit de normes et limiter la portée des mandats d’arrêt et des fermetures « à la source ». Notons aussi un précédent refus de la part des autorités suisses d’exécuter un mandat d’arrêt international contre le fondateur en 2011, ce qui démontre une résistance structurelle à la coopération sur ce type de dossier. Sans oublier tout en le déplorant, une demande persistante pour la prostitution (y compris juvénile). La fermeture d’un site tend à déplacer le trafic plutôt qu’à l’éradiquer.
Le scénario le plus plausible
Court/moyen terme (1–3 ans). Blocage de Meslibertines/Sexemodel sur le territoire français (DNS, IP, moteurs de recherche). Poursuites renforcées contre certains proxénètes et clients identifiés via les enquêtes de la brigade de protection des mineurs. Pression politique accrue pour responsabiliser les dirigeants de plateformes.
Long terme (au-delà). Scénario réaliste : le réseau se reconfigure (nouveaux sites, nouvelles juridictions). La lutte devient un jeu du chat et de la souris entre régulateurs et plateformes, avec des victoires ponctuelles (fermetures) mais une persistance du phénomène.
Dans les faits, on notera que M Azzato a déjà survécu à des poursuites judiciaires et une condamnation confirmée en appel. Qu’il a su mettre en place un « rebranding » efficace. Beaucoup de journalistes l’ignorent encore mais un site prostitutionnel italien appartenant à M Azzato a connu le même sort pour réapparaître dans les deux heures après fermeture. Escortforum.it devenu en quelques heures Escortforumit.xxx. Les autorités italiennes ont fait fermer le 6annonce italien Escortforum.it sur une procédure similaire aux nôtres : constat de non-conformité, décision de blocage DNS et exécution par les FAI italiens. Quelques heures plus tard, le site miroir Escortforumit.xxx est apparu. Tout ça pour ça.

Le droit suisse ne connaît pas de disposition spéciale régissant la responsabilité pénale de ceux qui mettent une plateforme à disposition pour la publication de contenus par des tiers. Pour condamner, en Suisse, l'exploitant d'une plateforme sous l'angle de l'encouragement à la prostitution, il faudrait démontrer qu'il savait que des annonces concernaient des mineurs et qu'il a agi intentionnellement dans un but lucratif. On ne peut pas condamner une personne si l'on ne peut pas démontrer qu'elle savait que certaines annonces avaient un contenu constitutif d'encouragement à la prostitution de mineurs. Mais plus les annonces illicites sont récurrentes et médiatisées, plus la thèse de l'ignorance devient difficile à plaider. La complicité, voire l'infraction par omission (ne pas retirer un contenu illicite dont on a connaissance), pourraient alors entrer en jeu.
La résilience des portails prostitutionnels n’a rien de mystérieux.
Je vais rapidement aborder les questions techniques dans le prochain paragraphe. Pour ceux que ça n’intéresse pas, je leur propose de passer au paragraphe suivant le prochain.
La résilience des portails repose sur une architecture technique conçue pour contourner les blocages
_ Rotation de domaines : .com, .xxx, .su, .to, .vip, .ch, .net
_ Serveurs hors UE : Islande, Chypre, Russie, Émirats
_ Cloudflare et CDN : masquage des IP réelles, protection anti‑DdoS
_ Backups automatisés : duplication instantanée des bases de données
_ Scripts de migration : déploiement d’un miroir en quelques minutes
_ DNS publics : 1.1.1.1, 8.8.8.8, contournant les blocages nationaux + Hébergements offshore : juridictions non coopératives
C’est cette architecture qui permet à un site comme Escortforum.it de réapparaître en quelques heures sous escortforumit.xxx et qui permettra à Sexemodel de renaître sous un autre nom si le domaine est bloqué.
En résumé, la saisine de Sarah El Haïry a de fortes chances de réussir sur le plan visible (enquête, blocage, condamnations ciblées), mais échouera probablement à éradiquer durablement le modèle économique de la prostitution en ligne de mineures. Qui se déplacera vers d’autres structures.
Le site 6annonce appartenant à M Azzato ne semble pas menacé, pour le moment et d‘autre sites concurrents comme Tescort ou Ladyxena passent sous le radar. Hors la BRP dont c’est le métier, les autorités ignorent que pratiquement tous les mois se crée un nouveau portail prostitutionnel. Pourquoi ? Parce que de tous les acteurs de ce négoce, les portails prostitutionnels sont ceux qui offrent le rendement le plus sûr et le plus stable et ça attise les convoitises.
Les portails prostitutionnels sont le segment le plus rentable du marché du sexe.
Contrairement aux tournées, qui peuvent tourner au désastre, les plateformes ne prennent aucun risque opérationnel, et ne dépendent pas de la performance des prostituées. Ils facturent des packages fixes et ont des coûts techniques faibles. Il y a toujours une demande et une offre et il suffit de les connecter pour générer des revenus stables et récurrents. Un portail comme Sexemodel peut encaisser des millions d’euros par mois, même si les prostituées ne gagnent rien. C’est un modèle asymétrique : les plateformes gagnent toujours, quelles que soient les conditions du marché. C’est cette rentabilité qui explique la multiplication des portails et la difficulté à les éradiquer.
Le succès sera donc partiel : symbolique, juridique, peu dissuasif à l’échelle internationale et certainement non définitif. La fermeture de Sexemodel aura des conséquences directes sur les prostituées indépendantes :
_ Une perte de visibilité,
_ Une baisse immédiate des revenus,
_ Une fragmentation du marché,
_ Une augmentation des risques physiques,
_ Une dépendance accrue aux proxénètes.
Les portails prostitutionnels, malgré leurs dérives, offrent une forme de semi‑autonomie aux indépendantes. Leur disparition pourrait renforcer les réseaux criminels et potentiellement augmenter les violences.
Les conséquences sociales ne doivent pas être ignorées
Une société-écran de droit suisse qui facture des millions pour une plateforme où l'on a vendu une enfant de douze ans est un problème et c'est, au fond, la seule question que ce dossier pose. Clairement, Sexemodel tombera, mais le système qui l’a créé, lui, ne tombera pas. Et c’est peut‑être là que se trouve le vrai problème. La France peut fermer un site, mais elle ne peut pas fermer un modèle économique. Et tant que ce modèle prospère, d’autres Sexemodel renaîtront.
Tableau de prospective : a quoi peut on s'attendre ?

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Mise à jour du 17 Septembre 2026 :
La réponse officielle de Sexemodel / Meslibertines
Le 17 septembre 2026, la société Danwar Services GmbH, exploitante de Meslibertines.com (ex‑Sexemodel), a publié un communiqué intitulé “Media”, présenté comme un droit de réponse.
Elle y conteste plusieurs affirmations relayées dans la presse et demande une rectification. Le lien vers leur réponse en ligne : https://www.meslibertines.com/media/
Voici les points essentiels de leur réponse :
1. Nombre d’annonces actives
La société affirme que les “45 000 annonces” évoquées dans certains médias sont fausses, le nombre réel d’annonces actives serait entre 15 000 et 18 000.
2. Présence de mineurs
Meslibertines déclare que les accusations de “centaines de pages concernant des mineurs” seraient “un mensonge pur et simple”, chaque annonce ferait l’objet d’une vérification d’âge via un prestataire externe, d’un contrôle manuel des photos et d’une modération manuelle des textes.
3. Blacklists et mots interdits
La société affirme qu’une liste noire de mots interdits bloque automatiquement certains termes. La blacklist des clients dangereux serait gratuite et accessible à toutes les escortes, contrairement à ce qui a été affirmé dans certains articles. Une fonction de signalement permet de remonter les suspicions de mineurs ou de traite.
4. Coopération avec les autorités
Meslibertines indique recevoir “chaque mois diverses demandes de la part des autorités”, coopérer “sans difficulté” avec les commissariats et agir “au moindre soupçon ou signalement”. La société conclut en affirmant qu’elle est injustement dépeinte comme abusive ou hypocrite, et qu’elle “met tout en œuvre pour gérer le site de manière irréprochable”.
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Analyse critique de cette réponse
La réponse du site et de ses administrateurs appelle plusieurs remarques :
1. Le chiffre des annonces
Même si le site affirme 15 000–18 000 annonces actives, le volume réel varie selon les périodes (pointe d'annonces actives en début de soirée), les villes, les suppressions, les réactivations. Les chiffres de trafic (plus de 400 000 visites/jour) restent cohérents avec un volume bien supérieur. Les usagers du site peuvent en témoigner et le rapportent sur le forum dédié à ce "hobby".
2. La vérification d’âge
Le site affirme vérifier l’âge via un prestataire externe. Or, dans les affaires judiciaires déjà jugées des mineures ont bel et bien été annoncées comme majeures. Avec des photos validées et et des pièces d’identité falsifiées ou empruntées. La vérification existe peut‑être, mais elle n’a pas empêché des mineures d’être mises en ligne. Pour avoir user des services de Sexemodel en tant que proxénète de femmes majeures (!!), Sexemodel ne m'a jamais demandé copie de pièce d'identité aux fins de vérification de l'âge. Et par delà cette réalité, il est de plus en plus courant d'user de fausses photos pour garnir un profil de "libertines". Le forum dédié à ce "hobby" (escortfr.net) propose une section arnaques qui répertorient toutes les annonces affichant de fausses photos et c'est une des sections les plus dynamiques du forum. CQFD.
3. La blacklist gratuite
Le site affirme que la blacklist est gratuite. Quand en réalité sur Sexemodel, l’accès à la blacklist nécessite a minima d'activer son profil en réglant 80€. Une fois que le profil est inactif, il faut à nouveau régler 80€ pour accéder aux fonctions du site réservées aux "libertines" et aux proxénètes. Sur 6annonce, un seul package donnait accès à vie à la blacklist du site, mais les escortes n’utilisent plus ces blacklists, car elles sont inefficaces et peu fiables. Les escortgirls et les proxénètes préfèrent user de Numbuster, Telegram, et d’autres ressources. Tous les acteurs de l'Escortie le savent, du simple client à la plus grosse agence d'escortgirls, en passant par les indépendantes et seules les personnes en dehors de ce "hobby" peuvent être convaincues par cet argument fallacieux.
La réponse du site est donc partiellement exacte, mais déconnectée de la réalité et des pratiques réelles. Sexemodel répond aux réquisitions, fournit logs, IP, historiques, mots de passe, mais cela n’infirme en rien l’implication du site dans 5 enquêtes concernant des mineures, dont une victime de 12 ans ainsi que plusieurs réseaux de traite.
Cette réponse officielle ne change pas le fond du problème : même si Sexemodel conteste certaines accusations, la structure technique, économique et internationale du réseau reste intacte. Et c’est précisément ce que la justice française tente aujourd’hui d’atteindre.
Tous droits réservés.
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Mise à jour du 3 Octobre 2026 :
L'Escortie s'agite de soubresauts inattendus et en l'absence d'explications rationnelles et de certitudes factuellement démontrées, toutes les options restent ouvertes. Je vais donc me borner aux faits et seulement aux faits. Une nouvelle itération de Sexemodel/Meslibertines vient de voir le jour et elle se nomme Noslibertines. Le lien vers cette nouvelle itération : https://www.noslibertines.com/ Les clients du site historique ont reçu un courriel de la part de la nouvelle itération : D'ici quelques temps, l'ancienne version de MesLibertines fermera. Cependant, une nouvelle version est déjà en ligne, avec les mêmes escortes.
Si vous le souhaitez, vous pouvez utiliser la nouvelle version dès maintenant.
Vous pouvez aussi rester sur l'ancienne jusqu'à sa fermeture.
Dès la fermeture, nous vous préviendrons une seconde fois.
Votre compte restera toujours le même. Vos favoris, les profils que vous suivez et vos alertes sont exactement les mêmes qu'avant. Vous gardez le même identifiant et le même mot de passe.
Nous restons à votre disposition pour toute question. Il vous suffit de répondre à cet e-mail.
Le site Meslibertines continue d'exister en parallèle et il semblerait qu'il n'y est pas de transition pacifiée entre les deux sites. Le site Meslibertines semblant vouloir convaincre ses plus fidèles d'une tentative de piratage.
Quand on prend le temps d'analyser la dernière itération, Noslibertines, on prend rapidement conscience que l'hypothèse du piratage est aussi légère que friable. La partie d'annonce légales et juridiques a été renforcée, la partie qui concerne les paiements semble fonctionnelle et accepte cartes bancaires et les cryptomonnaies et la raison sociale est indique sur la version Desktop. Si on prend le temps de faire des recherches sur le Net, à propos de cette société, Phantom Services GmbH, on se rend vite compte que c'est une SARL de droit suisse tout ce qu'il y a de plus authentique.
Est ce qu'un pirate, va mettre la raison sociale de sa société sur le site pirate ?
En l'absence de factuel confirmé, je n'irais pas plus avant et refuse de me perdre en conjectures à ce sujet. Mais l'hypothèse d'une revente du site à une société suisse, semble une hypothèse crédible.
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David est et à toujours été une mine d'information sur ce marché.