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Des mouvements masculinistes bientôt classés terroristes en France

  • 22 juin
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

Le Haut Conseil à l’Égalité a décidé de classer le masculinisme comme « menace sécuritaire ».


Le gouvernement et le Garde des Sceaux poussent dans le même sens, si l’on se réfère aux récents articles du Canard Enchaîné, du Monde et de Mediapart. Et pour boucler la boucle des associations féministes réclament la qualification systématique d’action masculiniste en actes terroristes.


Qu’est ce que le terrorisme ?


La définition juridique est simple et se compose de trois parties. Si l’acte ne correspond à ne serait ce qu’un seul critère, le crime ou le délit ne peut être qualifié de terrorisme.


Un acte terroriste est une infraction commise intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur.


Les trois critères cumulatifs :

1 - Une infraction grave (meurtre, tentative, enlèvement, destruction, armes, explosifs, etc.)

2 - Une intention idéologique, politique ou religieuse . L’acte doit être motivé par une cause identifiable.

3 - Une volonté de semer la terreur dans la population et/ou terroriser un groupe social.



Sont ciblés les Incels en premier lieu, mais l’objectif est en réalité plus pernicieux.


Une note de la DGSI a récemment fuité et pour laquelle l’on apprend que les Incels sont décrits comme “la forme la plus préoccupante du masculinisme”. La DGSI parle explicitement d’une “potentialité terroriste forte”.


Notons qu’en France aucun attentat ou crime n’a été commis par un Incel ou quelqu’un se revendiquant de cette mouvance. Ce qui n’est pas le cas des USA, du Canada, du Royaume-Uni et de l’Allemagne.


Le Haut Conseil à l’Égalité (HCE) a publié en janvier 2026 un rapport entièrement consacré à la menace masculiniste. Le rapport décrit une idéologie structurée, une diffusion massive via les réseaux sociaux, un lien avec des violences extrêmes, un enjeu de sécurité nationale. Précisons qu’une menace sécuritaire, n’est en rien constitutif d’une menace terroriste.


Ce qui ne manque pas d’interroger !


Les Incels ne sont en rien une idéologie structurée, mais bien plus l’expression d’un mal-vivre, de frustrations et d’amertume. Il n’y a en France aucune organisation structurée autour de la mouvance Incel, qui est elle-même fractionnée en différentes chapelles. Il existe même de femmes Incel, les Femcels.


Les Incels ne sont en rien antisystème, ils éprouvent douleur et frustration à ne pas en faire partie. Ils ne remettent jamais en cause le système. Plus d’information à ce sujet sur mon article de blog sur les mouvances masculinistes



La DGSI classe les menaces terroristes en 5 catégories

- Islam radical

- Ultra-gauche

- Ultra-droite

- Séparatismes

- Mouvances émergentes.


Les masculinistes appartiendraient à la dernière catégorie.


Le Canard Enchaîné a recueilli des témoignages de plusieurs professionnels à ce sujet : des officiers de la DGSI jugeant “excessif” ou “inadapté” d’assimiler les Incels ou les masculinistes radicaux à une menace terroriste.


Des réticences internes se sont exprimées quant à ouvrir des procédures sous le régime terroriste. Pour ces « contradicteurs » les Incels ne sont en rien une menace de Sécurité Nationale et le mouvement reste cantonné en France aux rézosocios.


Pas de quoi dépenser les deniers de l’État et user des moyens à disposition pour surveiller des frustrés. Quand bien même ils soient vocaux sur rézosocios.


Le PNAT (Parquet National Anti-Terrorisme) a déjà refusé plusieurs fois la qualification terroriste, pour les raisons suivantes :

- Les Incels ne constituent pas une organisation

- Les passages à l’acte sont toujours individuels et il n’y en a eu aucun de recensé en France

- Les motivations sont disparates (dépression, isolement, misogynie, frustration sexuelle)

- Il n’y a pas de revendication structurée.


Toujours selon le Canard Enchaîné, des magistrats ont verbalisé leur désaccord.


Un magistrat du PNAT aurait dénoncé des pressions politiques pour durcir la réponse pénale aux violences misogyne. Le Garde des Sceaux aurait souhaité une qualification terroriste dans un dossier Incel, que certains magistrats auraient refusé, estimant que le droit ne le permettait pas.


Précisons que le terrorisme est une catégorie bien spécifique du droit pénal. Par exemple, il n’y a pas de remises de peines pour les criminels jugés pour terrorisme. Ce sont des juridictions distinctes avec leur propre procureurs et avocats dédiés.



Derrière ces empoignades plus ou moins publiques, ce sont d’autres motivations plus inavouables d’agiter nos autorités.


Dans un pays pour lequel la liberté d’expression est un droit, le seul moyen de faire taire un contradicteur, un rival ou un antagoniste c’est la Loi. Toute chose est bonne à dire tant que la Loi est respectée.


Criminaliser le racisme, l’homophobie ou le nazisme n’a jamais fait disparaître la haine. Elle continue d’exister. Occultée. Dans une confidentialité aussi malsaine que dangereuse. Presque paranoïaque.


Les censurés sont confortés dans leur idéologie et se referment sur eux-mêmes. Ils ne se fréquentent plus qu’entre eux.


Deux deux totalitarismes les plus létaux du siècle dernier le communisme s’est réduit à portion congrue quand le fascisme/ nazisme continue d’exister si ce n’est de prospérer. Le premier n’a jamais été frappé d’interdit en France, quand le second a accumulé les anathèmes et aujourd’hui la question ne se pose plus de savoir lequel des deux reste le plus vivace. Malheureusement !


L’interdit social renforce souvent la clandestinité idéologique et ne l’affaiblit en rien.


Notre société prend un virage eugéniste. L’ortodoxa, la bonne pensée, se doit d’être la seule et unique disponible et chacun de s’y conformer ou d’affronter l’exclusion. Une norme idéologique dominante d’insidieusement prendre racine : toute critique du féminisme institutionnel est assimilée à une menace.


On ne peut plus échanger et débattre sous le joug de l’orthodoxa.



La seule voie de recours n’est que la victimisation. Mais le statut de victime sera toujours refusé aux hommes, qui reste sous l’emprise d’une perpétuelle présomption de culpabilité.


La criminalisation terroriste des mouvements masculinistes ne fait qu’user des mêmes instruments de domination et de censure du patriarcat. Le féminisme n’est pas un combat pour la castration et la domination du genre d’en face, c’est un combat pour l’égalité des droits.


Le féminisme institutionnel adopte les outils du pouvoir qu’il prétend combattre.


La criminalisation devient un instrument de contrôle social.


Les hommes ne peuvent plus exprimer leur malaise sans être suspectés. Le débat public se ferme et la société se polarise.


Quand on refuse à son antagoniste de pouvoir s’exprimer sans passer par la case prison et qu’on lui fait céans injonction au mutisme, on en oublie ses propres valeurs et l’on s’abîme dans une vengeance inféconde.


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