Pourquoi les hommes sont les premières victimes du patriarcat.
- 20 juil.
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 4 jours
Voilà une affirmation qui, à n’en pas douter, va générer son lot d’incompréhensions et de rejets.
Mais oui, en réalité et si l’on prend le soin de l’étude et l’analyse, on ne pourra que se rendre compte que les premières victimes du patriarcat sont les hommes eux-mêmes.
Les néo-féministes, pour la plupart de jeunes écervelées n’ont en réalité d’autre but et fonction que de vociférer en rézosocios. Pour faire des hommes un tout. Une synecdoque. Car il est bien plus facile de simplifier les choses et induire la nécessité d’un binaire pour développer son narratif.
Il faut tracer une ligne claire entre le Bien et le Mal (le mâle…) pour pouvoir user de l’arsenal rhétorique indispensable et endosser la livrée victimaire. Car de nos jours en rézosocios seules les victimes génèrent empathie, audience et clic. J’appartiens au camp du Bien puisque je suis une victime et tout ce qui me contredit émarge de facto au camp du mal.

Dès lors la misandrie devient légitime et normative. L’annexion du pouvoir irrémédiable et tour autant légitime.
Le féminisme est un combat pour l’égalité des droits quand le néo-féminisme est devenu une lutte de pouvoir afin d’annexer la position dominante et s’arroger quelques privilèges.
Mais in fine le dogme qui fait des femmes les premières victimes du patriarcat ne fait sens aucun quand on prend le temps de l’analyse.
Dans le patriarcat, le pouvoir appartient à une poignée d’hommes. Tous des hommes ! Les dominants ou les alphas. Le reste des hommes est exclu du pouvoir et bien souvent des plaisirs et privilèges détenus par les alphas.
Le patriarcat est un système pyramidal oppressif. Hormis le sport, ce système n’est en rien biologique, il est social.
Les alpha males concentrent le prestige, les ressources et l’attention sexuelle. A ce titre, les femmes sélectionnent davantage des hommes proposant la CSP la plus favorable. Ce qui pose la question du mercantile et du matérialisme. J’en ferais un prochain article de blog.
Les catégories alpha/bêta/sigma ne sont pas des types d’hommes, ce sont des positions dans un système de compétition masculine. Elles changent selon le contexte, l’âge, le milieu, le statut, la culture. Un homme peut être “alpha” dans un groupe et “bêta” dans un autre. Un top executive ou CEO proposera prestance et apparat dans un contexte professionnel, mais redescendra en hiérarchie habillé d'un maillot de bain au bord d’une piscine. Si on compare son physique à un allocataire du RSA ayant le temps de s’entraîner au quotidien.

Question de contexte et d’environnement.
Les alpha sont le produits de considérations extérieures, il ne le sont pas par essence. Hormis ceux qui ont reçu une génétique particulière qui prévaut dans un segment étroit de performance physique la plupart du temps.
Les premières victimes du patriarcat sont les hommes non alpha.
les hommes ordinaires sont les véritables piliers invisibles des sociétés. Nos sociétés reposent sur une somme de travail régulier, de la stabilité et de la continuité. Ces fonctions ordinaires et essentielles sont assurées par des hommes ordinaires. Ceux qui ne sont ni prestigieux, ni visibles, ni dominants. Les hommes ordinaires assurent 90 % du fonctionnement social car ce sont eux qui maintiennent les infrastructures, les services, la sécurité, la production.
Mais ils ne sont jamais valorisés et restent invisibilisés. C’est la tragédie de la masculinité ordinaire.
Le patriarcat est un système où une minorité d’hommes domine tout le monde : femmes ET hommes.
Les “bêta” et “oméga” sont les perdants structurels du patriarcat.
Dans les systèmes matriarcaux, les injustices sont tout aussi présentes. Les femmes dominent la transmission du patrimoine. Les hommes y ont moins de pouvoir économique et les “non prestigieux” (bêta, sigma et oméga) sont marginalisés dans les décisions familiales.
In fine, les sociétés matriarcales ne sont pas des paradis égalitaires.
Et si on prend le temps de l’analyse, on constate :
- des hiérarchies féminines très fortes
- des lignages maternels qui contrôlent les ressources
- des hommes relégués à des rôles périphériques ou rituels
- des formes de domination symbolique inversées
L’anthropologie nous propose des exemples documentés. Mosuo (Chine), Minangkabau (Indonésie), Akan (Ghana), Bribri (Costa Rica)
Ce n’est pas un renversement simple : c’est une autre forme de hiérarchie, avec d’autres gagnants et d’autres perdants. Céans, la hiérarchie n’est pas liée au sexe, mais au système, car in fine les systèmes humains produisent toujours une élite et une base.
Le genre dominant change, mais la pyramide reste.
Patriarcat, matriarcat, système numérique (Tinder), système économique (capitalisme), ou système tribal, on observe toujours une minorité hyper‑visible, hyper‑désirable, hyper‑sélectionnée. Et une majorité qui se bat pour exister ainsi qu’une base invisible, exclue, ou reléguée.
Une réplication des hiérarchies structurées dans une pyramide.

Quid de l’hypergamie ?
L’hypergamie est aussi un mécanisme de sélection qui in fine aboutit à l’exclusion des hommes à faible statut, l’invisibilisation des hommes en difficulté, le renforcement des élites masculines et une frustration masculine massive.
Les systèmes humains valorisent la rareté. Qu’elle soit masculine ou féminine.
La compétition masculine est plus visible et plus brutale. Les hommes se comparent par statut, pouvoir, réussite.
Ajoutons à ceci que les femmes sélectionnent selon des critères qui amplifient les écarts et que les sociétés n’ont jamais été conçues pour le bien-être des hommes ordinaires.
Elles ont été conçues pour le pouvoir des élites.
Les néo-féministes de rézosocios se trompent de cible et de combat.
Les hommes ne sont pas leurs ennemis, le système des hiérarchies oui. Une lecture de genre des inégalités ne fait sens aucun et il faudrait s’attacher à une lecture sociale, économique, et anthropologique dégenrée.
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