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Pourquoi l’identité française met (encore) la société en ébullition

  • 8 août
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 9 août

Pourquoi l’identité française fait encore polémique...


Jad Zahab, porte-parole de Renaissance, a pris le temps, sur le plateau de LCI, de nous expliquer que l’identité française n’existe pas. Ce qui a mis en ébullition une partie de l'échiquier politique et en particulier les souverainistes, pour qui l'identité française reste le socle fondateur de leurs pensées.


Mais qu'est ce que l'identité française ? Existe-t-il une identité de groupe ? A mon humble opinion, ce qui fait une identité collective, ce sont:


A. Le génotype / substrat anthropologique

Il participe de l’identité à la marge, mais il n’est jamais suffisant.


B. La langue

C’est probablement la composante la plus structurante. Elle façonne les catégories mentales, les manières de raisonner, les sensibilités.


 C. La culture

 Cuisine, humour, rapport au temps, à l’autorité, à la fête, à la famille… Ce sont des marqueurs extrêmement puissants, souvent inconscients.


D. Le récit historique sous la forme du roman national

Pas forcément « vrai » au sens strict, mais partagé : Clovis, 1789, la Résistance, de Gaulle… Une nation est autant un imaginaire commun qu’une réalité matérielle.


E. Les valeurs communes

 Liberté, égalité, laïcité, rationalisme, méfiance envers le pouvoir, attachement à l’État… Même quand elles sont contestées, elles structurent le cadre mental.


F. Le destin commun (volonté de faire corps)

Une nation existe tant que ses membres veulent continuer à faire nation.


Ce débat sonne comme une résurgence de la polarisation des « somewheres » et des « anywhreres ».


Les somewheres, ceux qui habitent à un endroit précis et n'ont pas d'autres choix à disposition. Ils ont une identité sociale stable mais fragile économiquement. Les anywheres qui ont la possibilité de vivre où bon leur semble, étant à l'aise financièrement. Ils ont une identité sociale très adaptative et déterritorialisée. On peut aussi avoir une lecture CSP et financière de cette dualité.


Pour les uns, ils ne leur restent plus que la fierté d'appartenance à un groupe et une nation. Une identité. Quand pour les autres, ils n'ont pas besoin d'avoir de racines et d'attaches, ayant les moyens de leur émancipation.


 
 
 

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