Maîtriser l'Escortie: les bonnes définitions !
- 2 avr.
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Quelques définitions essentielles à mon sens.Peut-être avez vous eu ce type de professeur, au collège ou au lycée, qui vous répétait qu’avant de répondre à la question, il vous était nécessaire de bien prendre le temps de comprendre la question, sa pertinence et ses enjeux.
J’avoue être agacé de devoir en permanence tenter d’expliquer à mes interlocuteurs les subtilités de la prostitution et la nécessité de segmenter le phénomène pour mieux en appréhender toutes les réalités. Car il n’y a pas une prostitution, mais des prostitutions. Pas un proxénétisme, mais des proxénétismes. Il m’est donc apparu nécessaire de proposer à la sagacité publique les bonnes définitions avant de commencer à réellement débattre du sujet avec pertinence. J’ai aussi pour ambition de désarmer et vider une partie de l’arsenal des censeurs, moralistes et autres prêcheurs. Oui, j’ai bien écrit : ambition. Mais je ne me leurre pas à ce sujet. Les patriciens et moralistes de ne jamais se fourvoyer ou reconnaître qu’une individualité du vulgum pecus puisse ne serait ce qu’une seule fois avoir raison. On commence : Prostitution : Il faut deux caractéristique pour définir la prostitution et un acte prostitutionnel : une relation sexuelle, parfois sensuelle et un échange fiduciaire. Notons que cette définition manque de précision en elle-même. Est qu’un avantage en nature (nourriture, repas, fleurs, parfums, joaillerie, etc.) peut être considéré au même niveau qu’un échange de monnaie scripturale ou fiduciaire ? En d’autre termes, est ce qu’inviter une femme au restaurant et régler la globalité de l’addition avant de consommer une étreinte ou un acte sexuel est un échange pouvant se rapporter à une transaction ? Ce qui pose la question du sexe gratuit ! Existe-t-il vraiment et réellement du sexe gratuit et ne doit on pas à un moment ou l’autre régler quelque chose ? Autre angle mort, qu’est ce qu’une relation sexuelle ? A priori, il faut qu’à minima un des organes sexuels des protagonistes participe de l’action. Ce qui pose la question des baisers. Est ce qu’un baiser est un acte sexuel ? A priori non, puisqu’aucun organe sexuel ne participe à l’action.
Reste le cas de la pornographie qui correspond en tout point à la définition de la prostitution. Mais dans le cas présent, l’implication a minima d’un tiers, la caméra, vient bouleverser l’équation première. Puisque l’on bascule dès lors dans l’artistique et le culturel avec la caution et/ou la bénédiction de la caméra
Différence entre escorting & prostitution : Une prostituée facture une prestation de service indépendamment du temps nécessaire à sa réalisation quand l’escorting facture une durée de temps indépendamment des prestations effectuées ou non durant cet intervalle. Sachant qu’une escortgirl peut ne prodiguer aucune prestation à caractère sexuel, mais simplement proposer de l’accompagnement. Le cas le plus connu est celle de la geisha, dont les prémices sont datés du 18ème siècle au Japon. Le mot geisha peut s'interpréter comme personne d'art ou femme qui excelle dans l'activité de l'art. L'excellence y prévaut et se combine à une présentation physique irréprochable.

Différence entre traite des êtres humains et proxénétisme : Juridiquement, la traite des êtres humains comporte donc trois éléments : - L'action (le recrutement, transport, etc.) Le moyen utilisé (l'enlèvement, la tromperie ou dol, le recours à la force ou la menace de recours à la force, etc.) - La finalité de l'exploitation (la prostitution d'autrui ou d'autres formes d'exploitation sexuelle, le travail ou - Les services forcés, l'esclavage ou les pratiques analogues à l'esclavage, etc.). Le proxénétisme c’est tirer subsides ou avantages de la prostitution d’autrui. Point/barre.
Définitions du proxénétisme : In fine, pour nos voisins européens il y a deux formes de proxénétisme :
Le proxénétisme de contrainte
Le proxénétisme d’assistance.
Les définitions sont assez claires. La contrainte peut se faire par divers moyens et expressions et induit une subordination de facto. Quant au proxénétisme d’assistance, il revient à fournir aide, assistance et support à la prostitution d’autrui. Dans un cas concret, un webmaster, un informaticien ou un photographe qui fournit support à une escortgirl peut être considéré comme un proxénète. C’est le cas en France, mais pas chez nos voisins européens. Dans le cadre du proxénétisme d’assistance, le concept de subordination ne fait sens aucun et si on devait de devoir l’appliquer au modèle, il serait de l’escortgirl en direction de son prestataire. Sachant que la meilleure des protections est encore de contrat établir et signer entre les deux parties. Reste une forme spécifique de proxénétisme, que j’aborderais dans un autre post qui est celui du proxénétisme des cités.Si vous avez d’autres suggestions, n’hésitez pas à me solliciter en commentaire...




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