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Le racisme, miroir de nos fragilités collectives

  • 9 août
  • 4 min de lecture

Un auteur proposait récemment sur LinkedIn une réflexion: quid de la réalité du racisme et son étonnante perpétuation ? Il s’interrogeait sur les raisons profondes du mal. Tenter d’en faire l’inventaire serait fastidieux et mériterait un ou plusieurs livres, mais j’ai souhaité proposer céans quelques piste de réflexion.


Liste non exhaustive.


J'ai fait le choix de ne pas illustrer cet article pour rester le plus neutre possible.


1. Les dynamiques des réseaux sociaux

Les dynamiques des rézosocios restent, encore et toujours, la polarisation et l’enfermement dans des bulles cognitives. Ils ne priorisent pas la diversité. Ce n’est pas leur but. Ils font de l’argent et n’ont d’obligations morales ou éthiques aucunes. On est enfermé dans son couloir et sa zone de confort. On ne s’ouvre plus aux autres, à la différence et parfois la contradiction. On ne se pose plus de questions. Et lire des publications conformes à nos schémas de pensée appauvrit notre pensée


 2. La confusion entre opinion et savoir

Les rézosocios ont aussi réussi à nous convaincre qu’une opinion peut avoir raison sur les sciences. Le subjectif sur l’évidence. Le racisme n’est pas qu’une simple expression de haine et de rejet, il est aussi une dynamique d’aridité cognitive. De carence en savoir. Et lacunes en culture générale. On peut aussi apprendre sur les rézosocios, mais notre nature et la chimie de notre cerveau nous poussent au divertissement(s). Le racisme est bien souvent une réponse d’instinct et lorsqu’on prend le temps de le confronter à la raison et de s’exonérer de l’émotion, il perd en force et intensité.


 3. L'irrésistible montée des individualismes

La montées des individualismes nous fait passer de citoyen à consommateur. La dé-cognition et la perte des savoirs font le lit de tous les extrémismes. Truisme : nous avons tous été spectateurs de la montée des individualismes. On se rétracte sur soi-même et à son propre univers. Et tout ce qui lui est étranger est perçu négativement. Parfois jusqu’à l’appréhender comme un potentiel risque ou danger. On peine aussi à comprendre que d’autres puissent fonctionner différemment ou à l’inverse. L’individualisme nous met au centre de notre propre univers et à tendance à nous faire croire que nos valeurs sont universelles. Et qu’elles transcendent celles d’autrui.


 4. Le modèle communautariste

Le modèle communautarisme fait le lit de tous les racismes. Aucune communauté ne pourra vivre côte à côte avec une autre, tant qu’il y aura des individualités dans chaque groupe qui s’imagineront être plus égaux que les autres. Les instincts de domination sont inhérents à la nature humaine. L’égalité dans le respect des différences nous demande un effort rationnel. Et pour beaucoup, c’est déjà trop leur demander.


5. En recherche perpétuelle d’ennemis

Il est aussi dans la nature humaine de se trouver des ennemis. Des contraires et des contradictoires, devenus le déversoir de nos problèmes et frustrations. On externalise toujours nos responsabilités et l’on est coupable de rien, car c’est toujours de la faute d’un autre. Ou des autres. Le racisme trouve céans un terrain propice et favorable pour ses expressions.


6. Doit-on tout tolérer pour ne pas apparaître raciste

Le voile est une atteinte aux principes d’égalité entre hommes et femmes, garantis par la Loi et la Constitution. Dans notre pays. Doit on tout tolérer et accepter pour ne pas apparaître raciste ? Quitte à se renier et bafouer nos principes premiers ? La tolérance et l’altérité ont aussi des limites qui doivent être respectées. A chacun de faire l’effort d’aller vers les autres et les accepter. S’ils sont à sens unique, ça ne peut fonctionner sur le long terme et finit par rompre tous les équilibres


7. Quel modèle de société ?

Il faut clairement définir le système dans lequel on vit et celui auquel on aspire. Communautarisme ? Intégration ? Assimilation ? Ne pas avoir de lignes et de structures claires, nous confit dans un marécage poisseux. Dont rien d’humain ne peut s’extraire. Il nous faut être clair avec nous-même en liminaire, avant de prêcher le bon ou le mauvais. Que souhaitons nous ? Quel modèle ?


8. L’environnement économique

Un environnement économique déprécié fait le lit des tous les racismes. Singapour est une société multiculturelle très riche et il y a peu de frictions ethniques. On me répliquera que les sociétés asiatiques ont des tessitures plus tolérante et ouverte et je répondrais que le Japon ou la Corée du Sud ne sont pas des exemples de tolérance ethniques. Plus une société est riche, plus elle partage les richesses et plus elle est égalitaire. Les rancœurs s’amenuisent et les frustrations s’évaporent. On a dès lors plus de base pour développer envie, jalousie ou acrimonie. Si l’argent ne fait pas le bonheur, il participe de la sérénité


9. Le mythe du Bon Sauvage

La Nature de l’homme n’est pas forcément celle du « bon sauvage ». Si vous débarquez (ce qui est interdit) sur l’île de North Sentinel, dans l’archipel d’Andaman et Nicobar, vous passerez de vie à trépas en un temps record. La tribu isolée des Sentinelles, qui vit sur cette île repousse farouchement tout visiteur extérieur par des tirs de flèches. C’est l’un des derniers peuples originels n’ayant eu contact aucun avec le monde extérieur et vivant à l’écart du monde moderne. Racisme ?


 
 
 

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