La Fée Lacion !
- 5 mai
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Dernière mise à jour : 18 mai
Commençons par la définition : La fellation (du latin fellatio, dérivé de fellare qui signifie « sucer, téter ») est un comportement sexuel buccogénital consistant en une stimulation du pénis avec la bouche, les lèvres et la langue, pouvant être pratiqué comme un préliminaire ou pour amener la personne qui la reçoit à l'orgasme.
La fellation vise la stimulation du pénis à l'aide de la langue, des lèvres et de la bouche du partenaire. Les sensations ressenties au cours de la fellation peuvent être amplifiées, en même temps, en masturbant le pénis ainsi qu’en stimulant les testicules et l'anus ou toutes les autres zones érogènes.
Plusieurs positions et techniques lui sont propres. Quelques-unes figurent même dans le Kâmasûtra.
La fellation est une pratique érotique aussi commune que populaire. A peu près tout le monde a son opinion à ce sujet et ne se prive de la partager. Cette pratique peut aussi à l'occasion apparaître clivante selon le sens que l'on souhaite lui prêter ou non. Pour un ex-président étasunien elle ne peut en aucun cas émarger à la caste restreinte des relations sexuelles ! Habile circonvolution scénique d'un éloquent sophiste en mission de rédemption.

En 2006, une étude sur la sexualité des Français indique que 80 % des femmes en couple hétérosexuel disent avoir expérimenté la fellation au moins une fois. Enquête CSF (Contexte de la Sexualité en France – INSERM / INED, 2006)
Âge d’initiation moyen :
Autour de 17–18 ans, légèrement après les premiers rapports.
Différences générationnelles :
18–24 ans : pratique très fréquente, considérée comme « normale » dans la vie sexuelle.
25–39 ans : fréquence élevée, intégrée dans la vie de couple.
40–59 ans : légère baisse mais pratique encore majoritaire.
60 ans et plus : baisse notable, mais pas disparition.
Les études suivantes réalisées confirment la tendance et n’offrent que peu de variations.
Quand on souhaite comparer avec d’autres pays et cultures, on note quelques différences.
En Scandinavie et au RU, 80 à 90 % des adultes pratiquent cet exercice.
Europe du Sud (Italie, Espagne, Portugal, Grèce) c’est 60 à 70 %, quand les USA proposent un résultat à 85-90 %.
Dans l’Antiquité romaine, la fellation pratiquée par un homme était une pratique honteuse et le mot « fellateur » était utilisé comme l’injure suprême, car un homme pratiquant des activités considérées comme typiquement féminines perdait sa virilité et son statut social. Sous l'Empire romain, l’homme libre, donc dominant socialement, doit l'être également physiquement, et se servir du corps de l'autre pour son propre plaisir, pénétrer et ne pas être pénétré.
En revanche, le fait pour un homme de recevoir une fellation par un autre homme était relativement valorisé.
On trouve des fresques de scènes de fellations à Pompéi ainsi que sur des bas-reliefs hindous, les papyrus de l’Égypte antique et la Rome antique.
Depuis l’origine de la sexologie et jusqu’à la révolution sexuelle, la fellation a été considérée comme une pathologie, perversion de l’instinct sexuel, « instinct » qui « normalement » ne devait produire que des activités sexuelles permettant la reproduction.
En 1952, la fellation, avec la masturbation et le cunnilingus, fait partie des comportements pathologiques dans la première édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux.
Jusqu’en 1961, les 50 États américains avaient des « sodomy statutes », certaines juridictions interdisant toute pratique consensuelle de la sodomie, terme qui regroupait alors le sexe oral et anal, d’autres seulement celle ayant lieu entre deux personnes non mariées ou entre des personnes du même sexe.
En 2003, alors que treize États maintenaient encore cette interdiction, concernant l’affaire Lawrence v. Texas la Cour suprême jugea que les « sodomy statutes » visant uniquement les homosexuels étaient anticonstitutionnelles car indûment discriminatoires. Ces lois sont encore en vigueur dans les États où elles s’adressent aussi bien aux hétérosexuels et aux homosexuels.

Pour la frange la plus passionnée des féministes et leurs affidés, la fellation n'est que la matérialisation suprême du machisme et de la soumission phallocratique... Profondément prévisible et ennuyeux.
Le sexe oral est couramment utilisé comme moyen de préserver la virginité, notamment au sein des couples hétérosexuels ; on parle alors de virginité technique (qui inclut également le sexe anal, la masturbation et d’autres actes sexuels non pénétratifs, mais exclut la pénétration vaginale).
Le concept de « virginité technique » ou d’abstinence sexuelle par le biais du sexe oral est particulièrement répandu chez les adolescents aux États-Unis, y compris chez les adolescentes qui pratiquent la fellation sur leurs petits amis non seulement pour préserver leur virginité, mais aussi pour créer et maintenir une intimité ou éviter une grossesse.
Dans la littérature islamique, les seules formes d’activité sexuelle explicitement interdites au sein du mariage sont les rapports anaux et les rapports sexuels pendant les menstruations. Cependant, la position exacte à adopter concernant le sexe oral fait l’objet de désaccords parmi les érudits musulmans contemporains. Les autorités qui le jugent « répréhensible » invoquent le contact supposément impur des fluides péniens avec la bouche.
D’autres soulignent qu’il n’existe aucune preuve concluante justifiant l’interdiction du sexe oral.
En Malaisie, la fellation est illégale, mais la loi est rarement appliquée. En vertu de l'article 377A du Code pénal malaisien, l'introduction du pénis dans l'anus ou la bouche d'une autre personne est considérée comme un « rapport sexuel contre nature » et est passible d'une peine d'emprisonnement maximale de 20 ans et de coups de fouet.

L'une des pénitences reçues en héritage par le mâle, reste la performance et ses contraintes.
La Vie du mâle est une perpétuation de combats de toutes natures. Dont le seul but reste de prouver à soi-même et aux autres sa valeur intrinsèque. Ces épreuves ont pour vocation de lui permettre de se positionner sur l'échelle de la dominance et de l'attrait. Seul les mâles alpha subsistent et les places sont rares et chères pour qui veut s'arroger un destin de dominant. Le reproducteur se doit de « performer ».
Il est condamné à la prouesse et l'exploit sous peine de varier sur l'échelle des virilités.
Même en amour, il ne peut s'alléger du fardeau de la performance. Il se doit d'avoir un pénis avantageux, savoir s'en servir avec virtuosité et faire montre d'endurance dans un but unique : donner du plaisir à sa ou son partenaire et le ou la conduire à l'orgasme…
Son plaisir est second, son abandon accessoire : il a une mission à remplir et ne peut s'y soustraire.
Cette exigence est une servitude de tous les instants et seule la fellation l'absout de son devoir. Le plaisir lui est dédié, le moment est sien, l'abandon sollicité enfin apaisant. C'est son seul vrai moment de plaisir. Celui où il se délivre de son encombrante destinée de performance. Il n'est plus condamné à l'exploit, n'a plus son plaisir pollué par sa sujétion à la prouesse.
Les rapports de domination/soumission sont absents de l’exercice fellatoire.
La fellation est des rares moments d’abandon pendant lequel l’homme se libère de la damnation de la performance.
Le deep-throat est une rare variation de la fellation. Le deep-throat est un acte sexuel où une personne prend le pénis en érection de son partenaire entièrement dans sa bouche et sa gorge.
Cette technique et ce terme ont été popularisés par le film pornographique de 1972, Deep Throat. Pour un deep-throat, le pénis doit être suffisamment long pour atteindre le fond de la gorge du partenaire.
La fellation profonde peut être difficile en raison du réflexe nauséeux naturel qui se déclenche au contact du voile du palais. La sensibilité à ce réflexe varie d'une personne à l'autre. Avec de la pratique, certains apprennent à le maîtriser.
Le deep-throat procure une stimulation sexuelle du pénis différente de celle de la fellation classique : les mouvements de la langue sont restreints et la succion devient impossible. La contraction du pharynx peut stimuler intensément le gland.

Le 69 est une position sexuelle dans laquelle les deux partenaires stimulent avec la bouche le sexe de l’autre, dans le but de pratiquer mutuellement le coït buccal. Les participants sont ainsi mutuellement à l'envers, tête-bêche. Cette position peut impliquer deux personnes de n'importe quel sexe.
Le terme en tant que représentation stylisée apparaît pour la première fois dans le Catéchisme libertin à l’usage des filles de joie et des jeunes demoiselles qui se destinent à embrasser cette profession, attribué par son auteur « la Belle Liégeoise » Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt et publié en 1791.
La fellation permet aussi à certains hommes d’obtenir une érection suffisamment rigide et continue, en permettant à un volume supérieur de sang d’irriguer les corps caverneux. Pour d’autres elles renforcent l’impression (ou l’illusion) du désir de sa partenaire pour soi-même.
La fellation devrait se pratiquer différemment sur un circoncis. Le gland du pénis d’un circoncis a perdu en sensitivité. Ce dernier est en permanence exposé et les frottements des sous-vêtements a épaissi la peau. Les zones du plaisir sont à la base du gland et sur le frein.
Une rumeur publique entourant la mort de Félix Faure, saisi d'un malaise tandis qu'il recevait sa maîtresse à l'Élysée, prétendait qu'une fellation en était la cause. Georges Clemenceau ironisa sur cet épisode par un trait demeuré célèbre : « Il voulut être César, il ne fut que pompé. »
On se rappellera aussi la fellation de Rachida Dati. «Quand je vois certains qui demandent des taux de rentabilité à 20, 25 %, avec... une fellation quasi-nulle », avait elle lâché dans l'émission «Dimanche +» en Septembre 2010. «Fellation et inflation ?», lui demande donc l'animatrice d'un air malicieux provoquant l'hilarité générale… «Les deux», glisse alors l'élue avant de pouffer de rire !





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