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Irène Théry : “Je suis favorable à la création d’un ‘crédit de véracité’ pour les victimes”

  • 1 mars
  • 4 min de lecture

Je saisis le clavier pour exprimer mon malaise céans. Je viens de terminer la lecture d'un article de Philosophie Magazine, signé par Irène Théry.


Si je résume son propos, notre système juridique est déficient au détriment des victimes de viol et d'agression(s) sexuelle(s), de part sa nature probatoire. L'accusation doit faire la preuve de la culpabilité du mis en cause et le défendant n'a pas à démontrer son innocence. Ce qui réduit le cas à un affrontement parole contre parole. Irène Thiéry de nous expliquer qu'une procédure parole contre parole est irrémédiablement préjudiciable à la victime, cette dernière devant démontrer la culpabilité de son "bourreau".


Elle nous propose, dès lors, divers concepts pour rééquilibrer l'affrontement.


Le premier étant une "présomption de véracité", qui a muté de nos jours en principe "on vous croit". Elle fait ensuite évoluer son concept en "crédit de véracité". Elle devient sentencieuse ensuite en invoquant le diable DSK, puis propose l'impossibilité du mis en cause de se retourner contre l'accusatrice au cas où l'accusé est acquitté au bénéfice du doute. Afin de rétablir une forme comme une autre de justice. Elle introduit ensuite le concept de "faisceau de preuve(s)" pour venir consolider les accusations de la plaignante. Elle conclue sur les capacités d'enregistrement des smartphones modernes et devient à ce sujet plus confuse.


Le principe de "présomption de véracité" est dangereux. Il intègre dans sa dynamique une présomption de culpabilité qui ne m'apparaît saine en rien. Notre genre doit en permanence intégrer cette présomption de culpabilité dans son quotidien. Et c'est pénible à vivre que de se sentir en danger en permanence.

A l'examen des excès et relaxes prononcées, nombre de féministes tel que Caroline Fourest, féministe engagée, se sont opposées au diktat du "on vous croit" pour proposer "on vous écoute". La Vérité n'a pas de genre et la liste des hommes broyés par la machine judiciaire initiée sur une dynamique de vengeance ne cesse de s'agrandir.


La société n'a pas vocation a entrer en binarité abrutissante avec les femmes en posture de victime perpétuelle affrontant des hommes bestiaux prisonniers de leurs pulsions. Ce qui me rappelle les sentences de Caroline de Haas qui prétendait que 70 ou 80% des hommes sont des violeurs qui s'ignorent. Le féminisme est un combat pour l'égalité des droits et la liberté de disposer de son corps comme on le souhaite. Ce n'est pas une croisade infusée de misandrie avec pour seul objectif premier la régence et la castration du genre d'en face.


La notion de "crédit de véracité" m'effraie. Elle entre en résonance avec l'idée de crédit social à l'opposée même d'une société démocratique, humaine et inclusive. Elle ouvre la porte à une banalisation de la nécessité d'un crédit social. Mais ne rêvons pas, nous nous y dirigeons à grands pas. Insidueusement, sans nous en rendre compte.


Je ne sais pas si Irène Thiéry, s'est intéressé à la chose juridique, mais il existe ce que les juristes nomment "un faisceau d'indices graves et concordants" pour condamner en l'absence de preuves. Cédric Jubilar peut en témoigner. Il a pris 30 années de réclusion en l'absence de corps de crime, d'arme du crime, de scène de crime réellement définie et d'aveux. Sur la simple base d'une conviction personnelle et d'un faisceau d'indices accablants. Au détriment d'indices le dédouanant La notion de faisceau de preuves peine à me convaincre.


Irène Thiéry dénie à un homme mis en cause et blanchie de pouvoir se retourner contre son accusatrice et les bras m'en tombent. N'importe quelle femme peut donc attaquer un homme sur une base diffamatoire et mensongère sans qu'elle n'ait à en supporter les conséquences. Est ce que Mme Irène Thiéry a déjà affronté une garde à vue ? La morgue et l'obstination abrasive d'un OPJ ? Les affres de la détention provisoire ? Quid des frais de justice? Non, non, non et non. La chose n'est pas acceptable. On ne se remet jamais d'un tel épisode. Jamais ! Si notre droit propose des Lois pour réprimer la diffamation et les fausses accusations, c'est pour de bonnes et légitimes raisons.


Reste le danger des potentialités d'enregistrement des smartphones et je loue cette opportunité. Il est hors de question que j'entame une liaison sans prendre le soin d'enregistrer ce qui me semble nécessaire. Pourquoi ? Parce que dans le cas où je devrais affronter de fausses accusations, j'aurais au moins de quoi faire valoir mes droits dans un conflit parole contre parole. Je n'ai d'autre choix que de me protéger dans le contexte actuel. Ce qui ne m'empêchera pas de passer par la case garde à vue le cas échéant.

La pensée d'Irène Thiéry me semble bornée par un binaire effrayant. Les femmes perpétuelles victimes des hommes brutaux. Un genre céleste et un genre honni. Le genre céleste est AUSSI capable du pire et ne s'exonère pas de la violence non plus. J'ai été bastonné par ma mère quand mon père n'a jamais levé la main sur moi. Mais je dois mentir ou me fourvoyer céans...

Nous ne parviendrons jamais à une coexistence harmonieuse et pacifique en appliquant les solutions proposées par Mme Irène Thiéry et je suis même choqué que personne ne viennent lui porter contradiction.

 
 
 

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