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Imprécisions et excès sont les pires ennemis du féminisme.

  • 8 avr.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 9 août



Le féminisme est une nécessité et sa pertinence ne serait être remise en cause. Il en est de même de #metoo. La tempête était proportionnelle aux sévices vécus. Metoo aura eu le mérité d’interroger nos comportements et de nous remettre en perspective. Dont acte !


Souvenons nous de ce qu’est réellement le féminisme : - Un combat pour l’égalité des droits - La liberté de disposer de son corps comme on le souhaite. Ce qui m’ennuie et m’agace de nos jours, c’est l’acharnement de nécessiteuses cognitives qui usent de la légitimité du féminisme pour exprimer leurs ressentiments et ces démons intérieurs qui les rongent. Apostropher les hommes pour tenter de capter leur attention fait sens, mais rester sur une posture perpétuelle d’injonction à la repentance n’est d’aucune utilité pour les légitimes combats féministes. La vengeance n’a d'autre but en soi que le soulagement de ses propres tourments intestins. Elle ne résout rien et ne fait que perpétuer un cycle de violence sans fin. Les rézosocios ont une trame spécifique et une tessiture qui encouragent la vocifération et l’invective sur une trame victimaire. Et les néo-féministes les plus radicales d’y avoir trouvé un terrain propice à leurs instincts. Une large part d’entre elles ne cherchent qu’à renverser le modèle de dominance pour y proposer le leur.


Quand, en réalité, le féminisme combat tous les modèles d’oppression.


Il ne cherche pas à substituer les acteurs de ce modèle d’oppression pour le conserver tel quel et jouir de ses avantages présupposés. Non, le féminisme veut se débarrasser du modèle pour proposer le sien bâti sur une égalité des genres. Pas le reproduire pour user des ses avantages. Les luttes féministes ne sont pas un combat pour prendre le pouvoir, mais le renverser pour proposer autre chose. Sur les rézosocios en permanence, des amazones belliqueuses agressent (et régressent) des hommes au prétexte des crimes commis par leurs pairs ou leurs pères. Infuses de ce pouvoir de domination, pour nous infliger prêches et sermons. Certes l’apostrophe est nécessaire en liminaire, mais elle se doit d’être transitoire. Une fois l’attention captée, l’on doit proposer quelque chose ! Trois fois hélas, morne plaine et l’injonction féministe de se confondre avec une stérile croisade sans jamais préempter l’avenir. Revendiquez !! Certes, mais proposez nous aussi quelque chose. Un nouveau modèle avec ses règles, Lois et consignes... La Loi est dorénavant et définitivement du côté des femmes et par delà cette nouvelle réalité, elles composent 66 % des effectifs de la magistrature. Je n’ose imaginer les contrariétés si c’était l’inverse… Les hommes sont désormais tétanisés. Ils n’osent plus aborder ou flirter de peur de finir en garde à vue. Très bien ! Nouvelle configuration et que font elles maintenant que les pouvoirs sont inversés ? Elles n’en font rien… Elles ne draguent pas plus, ne font pas le premier pas, parce que se faire draguer est si bon pour son petit Narcisse… Se faire draguer est une autre forme de pouvoir : celui de choisir qui aura les honneurs et qui ne les aura pas. Double pouvoir, double jouissance. Je choisis, je récuse et si tu manifestes in fine tu goûteras au plaisir de la garde à vue. En Scandinavie, les femmes sont féministes et l’assument : elles draguent invitent et payent des verres. Mais pas chez nous.


On s’est arrêté à mi-chemin du féminisme… Reste la thématique du droit de son corps à disposer de soi-même qui scinde les féministes en deux parts irréconciliables. Les féministes de gauche qui plaident pour le droit de porter le voile et celles de droite infuses de conservatisme et moraline et qui au nom de principes moraux transcendantaux interdisent aux femmes de prendre du plaisir comme elles le souhaitent. Ou de louer leurs charmes si elles en ont envie… Les premières refusent de prendre en compte la notion d’emprise en ce qui concerne le port du voile, quand elles l’invoquent prestement pour des affaires de viol. Certaines insistent sur le caractère cultuel du voile, quand tous les VRAIS théologiens le confirment : le voile n’a jamais un précepte de l’Islam, mais une coutume tribale.


Elle n’y voient même pas une offense au principe d’égalité entre hommes et femmes. Je ne peux m’empêcher d’y penser quand sous 35°C les hommes sont en T-shirt et short et les femmes couvertes par le voile… Non, non, il n’y a pas de rupture d’égalité. Ah bon...!!?? Quant aux féministes de droite qui nous imposent le caractère sacré du corps de la femme, elles nous imposent une double offense au féminisme. Induire un caractère sacré, c’est induire une hiérarchie et rompre avec toute idée d’égalité portée par le féminisme d’une part et d’autre part personne ne possède de droit sur le corps des femmes. Moralistes comprises.


Les femmes font de leur corps ce qu'elles souhaitent, n’en déplaisent.


Remplacer la domination masculine sur le corps des femmes, par une domination moraliste revient strictement au-même: une dominance et l'appropriation du corps des femmes.


Et ne fait in fine que perpétuer la soumission des femmes au dogme. Qu’il soit masculin ou moraliste. Quand à celles qui nous font l’injonction à la pénitence sur base statistique, je leur rappelle que : L'espérance de Vie des femmes en France est de 86 ans et 80 ans pour les hommes. Les femmes font moins de 15% des SDF Les femmes font moins de 5% de la population pénale.

Les femmes c'est 17% des effectifs de l'armée et donc ce sont les hommes qui vont se faire tuer au front

Les femmes ne représentent que 3% des ouvriers qui travaillent par tous les temps sur les chantiers de constructions.


 
 
 

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