Hey mon pote: descends à la cave !!
- 25 mars
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Dernière mise à jour : 27 mars
Définition :
Le cunnilingus (ou cunnilinctus) est une pratique sexuelle orale qui consiste à stimuler les différentes parties d'une vulve à l'aide de la langue, des lèvres ou du nez. Il est utilisé soit comme préliminaire, soit comme acte sexuel à part entière. Dans les deux cas, il peut mener jusqu'à l'orgasme.
Les termes français cunnilingus et cunnilinctus proviennent du latin cunnilingus, de cunnus, con, vulve, et lingere, lécher. Alors que le mot cunnilingus désigne en latin la personne qui se livre à l'opération, en français et en anglais il désigne l'opération elle-même.(Félix Gaffiot et Pierre Flobert, Le grand Gaffiot: dictionnaire latin-français, Paris, Hachette, 2008, 3e éd)

Dans le monde animal :
Le sexe oral reste rare au sein du monde animal. Il est une pratique de séduction pour les guépards mâles et femelles qui lèchent et caressent les parties génitales de leurs partenaires potentiels. Des espèces de chauve-souris pratiquent la fellation ou le cunnilingus comme acte préparatoire à la copulation. Le cunnilingus est pratiqué par le mâle chez le renard volant d'Inde (Pteropus giganteus) et le renard volant noir (Pteropus alecto), sans doute pour accroître l'excitation et la lubrification de la femelle, ce qui a pour effet d'augmenter la durée de l'acte et la possibilité de paternité.
Ce dernier est presque toujours suivi par un second cunnilingus deux à trois fois plus long. Chez le Cob de Thomas, les femelles pratiquent le cunnilingus sur leurs congénères et les mâles caressent et lèchent la vulve des femelles avant la pénétration. (David DePierre, A brief history of oral sex, Jefferson, McFarland and company, 2017, 198 p)
Le sexe oral est plus fréquent parmi les primates et notamment les hominidés. Les couples de gorilles peuvent pratiquer les actes oro-génitaux simultanément et le chimpanzé mâle s'attarde spécifiquement sur le clitoris. Au sein des Siamangs, la sexualité orale est pratiquée sur les deux sexes et de façon incestueuse entre frère et sœur ou entre parent et enfant. Les bonobos femelles sont très habituées à en recevoir, les relations sexuelles remplissant diverses fonctions sociales.
Le cunnilingus dans l’histoire :
Sous l'Empire romain, l’homme libre, donc dominant socialement, doit l'être également physiquement, et se servir du corps de l'autre pour son propre plaisir, pénétrer et ne pas être pénétré. Le cunnilingus est considéré comme la pratique sexuelle la plus ignominieuse pour l'homme libre. Le cunnilinctor (celui qui pratique le cunnilingus) se met en position d’infériorité en prodiguant du plaisir à une femme par une caresse qui ne mène pas à son propre plaisir physique. Le cunnilingus est la conséquence d'une recherche excessive du plaisir, d'un manque de contrôle de soi, d'une défaillance morale qui aboutit à une impureté(Philippe Akar, « Le thème de la bouche souillée par le sexe oral à la fin de la République romaine et au début de l’Empire », Ktèma, vol. 41, no 1, 2016, p. 301–309)
Au Moyen-Age, les rapports oraux sont pratiquement absents des écrits médiévaux. La religion chrétienne dont le poids est important, n'envisage l'acte sexuel que dans le but de la procréation. Tout acte sexuel « contre nature » est un péché. Pour autant, les pratiques réelles en matière de sexualité des populations médiévales sont inconnues(Florent Véniel, La sexualité au Moyen Âge, s.n., La Muse, 2008, 115 p.)
Depuis l’origine de la sexologie et jusqu’à la révolution sexuelle, le cunnilingus était considéré comme une perversion de l’instinct sexuel, « instinct » qui « normalement » ne devait produire que des activités sexuelles permettant la reproduction. En 1952, le cunnilingus — avec la masturbation et la fellation — faisait partie des comportements pathologiques dans la première édition du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux.
De nos jours, les recherches sociologiques ont montré que l'exposition à la deuxième vague féministe et à la libération sexuelle ont, à partir des années 1970, rendu les hommes plus favorables aux femmes. Plus sensibles aux besoins de leur partenaire, ils sont plus ouverts à la pratique du cunnilingus et au report de leur propre plaisir. Selon la sociologue américaine Lauren Rosenwarne, ces mouvements sociétaux ont abouti au fait que les hommes ont intériorisé le fait que le cunnilingus est un acte attendu. L'homme se préoccupe du plaisir d'une femme, qu'il la serve sexuellement, cette pratique peut aussi être perçue comme rendant l'homme plus masculin en témoignant de sa capacité à satisfaire sexuellement sa partenaire. La sexualité orale connaît en France depuis les années 1970 et 1980 une croissance spectaculaire et est devenue dans les années 2000 une composante ordinaire du répertoire sexuel. Ainsi, au début des années 2000, d'après les résultats d'une enquête auprès de plus de 12 000 personnes des deux sexes, la population française présente une sexualité plus fréquente mais aussi plus diversifiée qu'auparavant. Le cunnilingus est pratiqué par une large partie de la population, notamment des plus jeunes, que ce soit dans le cadre d'activités sexuelles dans lesquelles s'intègre la pénétration vaginale ou non.
Plus de la moitié de la population déclare l'avoir pratiqué parfois ou souvent dans les douze derniers mois. La proportion atteint jusqu'à 70 % pour la classe d'âge 25 à 49 ans. Plus de 85 % des femmes l'ont expérimenté et la pratique gagne en régularité avec le nombre de partenaires. (Armelle et Bajos Bajos, « La sexualité sans pénétration : une réalité oubliée du répertoire sexuel », dans Enquête sur la sexualité en France, La Découverte, 2008, 661 p)

Approche culturelle :
Dans la plupart des sociétés, la liberté sexuelle des femmes est restreinte et leur plaisir sexuel est encadré par de nombreux interdits, voire réprimé. Les rites de mutilation des organes sexuels font qu'une majorité de femmes excisées ne connaissent jamais l'orgasme. Il existe cependant des cultures et traditions qui valorisent explicitement le plaisir sexuel féminin comme les traditions hébraïque, taoïste chinoise, tantrique indienne.
En pratique :
OUBLIEZ CE QUE VOUS AVEZ VU DANS LES PORNOS !!
Le cunnilingus est généralement considéré par les femmes comme l’un des meilleurs moyens de les faire parvenir à l’extase. Que vous partiez de sa poitrine ou de ses cuisses, dirigez vous vers la zone d’exploration en la couvrant de baisers, son corps devrait se cambrer de désir. En faisant monter son désir petit à petit, son orgasme sera d’autant plus puissant.
Commencez doucement et augmentez graduellement la vitesse et l’intensité de la succion et des coups de langue. Chaque femme est différente. Certaines aiment que les mouvements soient rapides, d’autres préfèrent la lenteur, d’autres sont hypersensibles et d’autres encore ont besoin de beaucoup de stimulation pour atteindre l’orgasme. Demandez à votre partenaire ce qu’elle aime ou si vous êtes trop timide, fiez-vous à son langage corporel. Si elle pousse ses hanches vers vous, il y a de bonnes chances qu’elle aime ce que vous lui faites.
Plus vous explorez, meilleures sont vos chances de découvrir ses zones érogènes préférées. Chez certaines femmes, les lèvres sont plus sensibles d’un côté que de l’autre. Essayez les deux côtés pour savoir si elle a une préférence.
Plus vous explorez, meilleures sont vos chances de découvrir ses zones érogènes préférées.
Si elle ne réagit pas particulièrement quand vous cherchez à stimuler son clitoris, appuyez légèrement sur son os pelvien pour que le capuchon clitoridien (équivalent du prépuce chez l'homme) se rétracte et expose l'extrémité hypersensible du clitoris. Veillez à commencez très délicatement car un trop grand enthousiasme de votre part peut être douloureux pour elle.
Un cunnilingus réussi nécessite autant les mains que la bouche. Glissez un doigt pour stimuler son point G pendant que vous jouez avec votre langue. De vos doigts, écartez ses lèvres. Tenez le clitoris pendant que vous léchez ou laissez la vous guider en plaçant sa main au-dessus de la vôtre.
Dites lui à quel point ça vous plaît aussi. Beaucoup de femmes manquent de confiance en ce qui concerne cette pratique. Elle sera certainement rassurée de savoir que vous aimez le goût de son corps, ce qui aboutira à des ébats sexuels beaucoup plus plaisants pour tous les deux.

Pratiquez vous le cunnilingus sur votre (vos) partenaires
Non, pourquoi faire ? Quel intérêt ?
Non, les vrais hommes ne pratiquent pas !
Non, ça me dégoûte !
Non, elle ne le mérita pas !




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