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Connaissez vous le féminisme radical ?

  • 17 juin
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

Connaissez vous le féminisme radical et ses réalités ?


Vous pensez aux triples sottes qui vocifèrent sur les rézosocios ?, Non, non et non ! Laissez moi vous faire découvrir des érudites qui ont théorisé la misandrie dans des proportions stupéfiantes.


Jusqu’à tenter de légitimer le génocide de la moitié de l’humanité.



Sally Miller Gearhat a déclaré que "la proportion d'hommes doit être réduite et maintenue à 10% de l'humanité" Cette déclaration date de 1981 et est extraite de son livre intitulé : «The Future - if there is one - is Female »


Quelques critiques, bienveillantes pour la plupart, privilège attaché à son genre, proposent une définition édulcorée de son œuvre : un essai spéculatif, relevant de la théorie féministe radicale des années 1970–1980. Une réflexion utopique sur la violence masculine et la domination patriarcale. Il propose un cadre non opérationnel, sans proposition politique concrète ni mouvement visant réellement à appliquer cette idée. Il ne s’agirait donc ni d’un projet politique, ni d’un appel à la violence, mais d’une provocation théorique destinée à questionner les structures de pouvoir.


Précisons que Sally Miller Gearhat est docteure en philosophie, diplôme obtenu aux USA. Précisons qu’il n’était pas aisé d’assumer son lesbianisme dans les années 70 aux États-Unis.



Toutes les précautions ayant été énoncées, nous pouvons céans nous attacher à sa pensée, qui se résume en trois points essentiels :

1/ Toutes les sociétés ont pour obligation de penser et préparer un futur essentiellement féminin

2/ La gestion de l’espèce humaine doit exclusivement revenir aux femmes

3/ La proportion d’hommes doit être réduite à 10 % du total de la population mondiale.


Le levier d’action et de gestion serait celui de la sexualité sous la stricte forme de la reproduction.


Imaginez vous un masculiniste proposer la même chose ?


Je suis étonné des conclusions de Sally Miller Gearhat. Les femmes sont déjà en charge de la sélection de l’espèce, quand les hommes se cantonnent au rôle subalterne de la survie de l’espèce. C’est en sélectionnant les mâles pour leur qualités et profil génétique que les femmes ont façonné l’humanité.


Les femmes ne sont pas forcément plus douées que les hommes pour le management et la gestion, au sens où elles seraient plus humaines et bienveillantes. Les exemples de tyran au féminin dans l’histoire sont nombreux. Catherine de Russie par exemple ou Mary the First surnommée Bloddy Mary. Cette dernière persécuta les protestants pour restaurer le catholicisme. Son surnom lui vient des centaines de bûchers qu’elle ordonna. La moins connue Irène de Byzance qui au VIIIème siècle fit crever les yeux de son fils pour conserver le trône.



Le fantasme d’une population masculine réduite à 10 % de la population générale est une vieille lune féminine et non féministe. Ne subsisteraient que les reproducteurs et les ouvriers, la ruche, pardon l’humanité de matriarcat devenir.


Le mâles bêta et inférieurs de n’être plus d’utilité aucune.


N’oublions pas Valerie Solanas journaliste étasunienne diagnostiquée schizophrène paranoïde et condamnée à trois ans de prison et de soins psychiatriques et qui proposa à la sagacité publique dans «SCUM Manifesto » de renverser le gouvernement, d'éliminer le système d'argent, d'instituer l'automatisation totale et d'éliminer le sexe masculin. 


Nous sommes là aussi céans dans le bouillonnement des idéologies des années 70 aux USA. Elle s’est illustrée et est passé à la postérité pour une tentative de meurtre sur Andy Warhol. Shulamith Firestone, écrivaine canadienne, propose l’abolition de la famille biologique et la reproduction artificielle. Pour elle la technologie permettra l’émancipation des femmes de la tutelle masculine. Elle n’ a pas clairement abordé la subordination des hommes ou le développement séparé et hermétique des genres, mais l’émancipation des femmes. «The Dialectic of Sex: The Case for Feminist Revolution ». 1970.


Mary Daly, étasunienne, docteur en théologie et philosophie, propose dans les années 70 une vision séparatiste des genres, mais non (encore) démographique. Elle déclara au magazine EnlightenNext :

« Je ne réfléchis pas sur les hommes. Je ne suis pas préoccupée par eux. Je suis concernée par les capacités des femmes qui ont été mises sous le boisseau tout au long du patriarcat. Non qu’elles aient disparu, mais elles sont devenues subliminales. Je me sens concernée par les femmes, pour étendre nos capacités, les remettre au jour. Cela me prend toute mon énergie. […] Si la vie c’est survivre sur cette planète, il va falloir la décontaminer. Je pense que cela sera accompagné d’une évolution qui conduira à une réduction drastique de la population des mâles. » 



Notons à son sujet que devant son refus à la présence des garçons à certains de ses cours, une action disciplinaire fut entreprise à son endroit. Alors que Daly soutenait que leur présence empêchait les filles de s’exprimer librement, l’administration de Boston College argua que son attitude violait le Titre IX d’une Loi fédérale de 1972 obligeant le College à s’assurer que personne n’était exclu des cours en raison de son sexe, et violait la propre politique de non-discrimination de l’université. Mary Daly écrit noir sur blanc que « les hommes sont des nécrophiles et que la société masculine est un culte de la mort ». Pour Monique Wittig l’hétérosexualisme est une norme institutionnalisée qui fait le lit des subordinations de genre en général et du patriarcat en particulier. Pour elle, la catégorie « femme », au même titre que la catégorie « homme », a été créée par et pour la domination « hétérosexuelle-masculine ». L’ennemi des femmes et leur malédiction de ne pas être le patriarcat en particulier mais le « régime hétérosexuel ». Un positionnement lesbien serait révolutionnaire en brisant cette assignation des femmes à la maternité et aux travaux ménagers. Mais rompre avec le contrat social hétérosexuel n'implique pas forcément de rompre avec le mariage, celui-ci pouvant être vécu par exemple sans relations sexuelles et comme couverture sociale.


In fine, la problématique d’être uniquement sémantique à l’origine. Briser les chaînes du langage pour s’affranchir des réalités humaines et physiques. Des circonvolutions de sophiste en plein triturage de neurones… Cassons le thermomètre et nous n’auront plus la sensation du froid… -------------------- Pour les laudateurs de ces féministes, leurs discours sont sont explicites, clairs et sans ambiguïté et ne sont pas métaphoriques dans leur formulation. Ce sont certes des des propositions radicales, assumées comme telles, qui expriment une hostilité structurelle envers les hommes en tant que classe, mais qu’il ne faut “prendre au sérieux” et “prendre au pied de la lettre en tant que programme politique”


Les discours misandres sont souvent requalifiés en spéculations théoriques, alors que des discours équivalents tenus par des hommes seraient immédiatement condamnés. L’erreur majeure des féministes, qu’elles soient radicales ou autres c’est la synecdoque : faire d’une partie un tout.

C’est nier les complexités des réalités masculines !Tous les hommes ne sont pas des oppresseurs et une large part d’entre eux vit sous l’oppression d’autres hommes. L’immense majorité des hommes sont subordonnés aux dominants à l’instar des femmes. La majorité des hommes n’ont pas accès au pouvoir symbolique, économique ou sexuel.


Les hommes ne sont pas une classe homogène.


Les hiérarchies masculines (alpha/bêta, statut, attractivité, capital social) sont cruelles et excluantes. Les hommes “bêta” sont souvent victimes de la compétition masculine et n’en bénéficient en rien. Ils sont exclus de tout et rejetés par les femmes dont la majorité des demandes portent sur le mâle alpha.


Dire à un homme “bêta” qu’il est un oppresseur, c’est :

- nier sa position réelle dans la hiérarchie masculine

- nier ses vulnérabilités et ses souffrances,

- nier qu’il peut être dominé par d’autres hommes.


Pour un homme qui n’a jamais exercé de domination, être traité d’oppresseur est vécu comme une violence symbolique.


En parallèle, je ne peux m’empêcher de penser à la cybernisation du monde décrite par Shulamith Firestone. Cette dernière y voit une opportunité de se débarrasser du joug masculin, mais j’y vois aussi une opportunité pour les hommes. Si les femmes pouvaient avoir des doubles synthétiques, les hommes n’auraient plus à subir le rejet des femmes et leur nécessité dans l’accès aux plaisirs de la sexualité.


Dans la même continuité, je prépare un article sur les réalités masculines ignorées par les femmes.


Stay tuned.



 
 
 

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